1. La vie étudiante à la fac de Strasbourg vue par Arielle, arrivée de Nice
Reportage

La vie étudiante à la fac de Strasbourg vue par Arielle, arrivée de Nice

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Bienvenue dans la plus grande fac de France ! Née en 2009 de la fusion des 3 universités de la ville – Louis-Pasteur, Marc-Bloch et Robert-Schuman –, l’université de Strasbourg compte aujourd’hui 42.000 étudiants répartis sur 8 sites. À quoi vous attendre si vous envisagez d’y étudier ? Gros plan sur les points forts et les points faibles de l’UdS, caractérisée par la richesse de sa vie associative et son action en faveur des étudiants décrocheurs.

Arielle, en L2 biologie à l'université de Strasbourg - 2011À l’université de Strasbourg, 1 étudiant de première année sur 5 est originaire d’une autre région de France. C’est le cas d’Arielle, 20 ans, arrivée de Nice directement après son bac. Aujourd’hui en L2 de biologie, la jeune fille raconte son accueil à la fac.

Née à Paris, Arielle a déménagé à Nice avec ses parents à l’âge de 7 ans. Une ville qu’elle n’a jamais vraiment appréciée à cause de son manque de chaleur humaine, en dépit d’une météo clémente… Changer de région était ainsi un projet de longue date pour lequel, année après année, elle a mis de l’argent de côté. Une fois son bac en poche, il ne lui restait plus qu’à choisir sa destination.

 
Ce qui l’a attirée à l’université de Strasbourg

 
“Je n’ai pas vraiment regardé la formation elle-même”, avoue l’étudiante en biologie, dont le choix s’est d’abord fait sur des critères extrascolaires. Strasbourg l’a attirée avant tout par sa situation géographique. “La ville est proche de l’Allemagne, mais aussi de la Suisse, du Luxembourg, de la Belgique. On passe un pont, et on peut aller voir autre chose”, explique cette jeune fille curieuse de tout.
En plus d’être une ville européenne, puisqu’elle accueille le siège du Parlement européen, Strasbourg a aussi l’avantage à ses yeux d’être une ville très étudiante, réputée pour la richesse de sa vie associative. Et de fait, à peine arrivée, Arielle s’investit dans diverses associations universitaires.

 
Ses premiers pas à l’UdS

 
“Quand on arrive, on est accueilli par les associations qui informent les nouveaux étudiants sur tous les aspects pratiques et organisent des activités, une visite de la ville…”, se rappelle Arielle. L’étudiante a tout de suite saisi l’occasion de rencontrer d’autres jeunes, elle qui ne connaissait personne à Strasbourg.
L’université compte une trentaine d’associations étudiantes, regroupées au sein de l’AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg). Créée il y a plus de 30 ans, l’AFGES est aujourd’hui incontournable et constitue un véritable partenaire pour les institutions officielles, qu’il s’agisse de l’université elle-même, où elle compte de nombreux élus, mais aussi de la région, du département, du CROUS (centre régional des œuvres universitaires et scolaires), ou encore de la CAF (caisse d’allocations familiales).

 
Sa vie à l’université alsacienne

 

Très impliquée dans la vie associative

Lors de sa 1re année, Arielle choisit de rejoindre l’association de sa filière d’études : l’Amicale des sciences. “Moi aussi je voulais participer !” raconte celle qui devient alors trésorière adjointe. Elle contribue aussi aux multiples activités de l’association : tenir la cafet’, organiser la vente de matériel scolaire, gérer les photocopies… “J’y ai passé les trois quarts de mon temps”, confie la jeune fille, qui met alors quelque peu ses cours de côté…
Résultat : elle valide 1 semestre sur 2, passe tout de même en L2, mais avec des matières de L1 à rattraper. Qu’à cela ne tienne, elle fera sa L2 en 2 ans ! “Je ne regrette pas du tout”, assure l’étudiante, qui s’astreint cependant à ralentir un peu ses activités associatives : “Il faut savoir dire stop et prendre le temps de travailler.”

De l’Amicale des Sciences à la faluche alsacienne

Après 2 ans passés à l’Amicale des Sciences, Arielle rejoint une association davantage tournée vers la culture locale : l’Amicale des faluchards alsaciens. La faluche, c’est ce drôle de chapeau bariolé, traditionnellement porté par les étudiants en Alsace, mais aussi à Montpellier, Toulouse, Rennes… Peu connue, elle fait pourtant partie du folklore estudiantin.
“La faluche existe depuis 120 ans en France, 102 ans en Alsace. Chaque couleur a sa signification. Elles indiquent la filière, le niveau d’études, l’engagement de celui qui la porte”, explique Arielle, heureuse de s’être ainsi plongée dans la culture régionale et “prête à défendre la faluche !” Car après moins de 3 ans passés à Strasbourg, “je me sens en partie Alsacienne, affirme-t-elle. Et même Alsacienne d’adoption.”

 
Ses études en biologie

 
Après sa licence de biologie, Arielle souhaite entrer en école vétérinaire. Or, seuls 4 établissements délivrent le diplôme d’État en France. Ceux-ci sont situés à Maisons-Alfort, Nantes, Lyon et Toulouse. “Étant donné qu’aucune ne se trouve à Strasbourg, je serai contrainte de quitter la ville à cause de cela”, regrette Arielle, qui ajoute : “S’il y avait eu une école à Strasbourg, j’aurais été ravie de rester.”
 
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