L'université de Tours, une fac qui a le sens de l'orientation

Par Caroline Franc-Desages, publié le 05 Février 2013
4 min

À l'université de Tours, on ne prend pas l'orientation à la légère. "Nous sommes convaincus que du bon choix de la formation découle une bonne insertion sur le marché du travail", explique Carole Accolas, directrice de la MOIP (Maison d'orientation et d'insertion professionnelle de l'université). "S'orienter, c'est s'interroger sur soi-même, sur les exigences des formations, sur le marché de l'emploi, afin de se construire un itinéraire de formation adapté", ajoute-t-elle.
 

Des conseillers à l'écoute
 

Concrètement, l'université a mis au point plusieurs dispositifs visant à prévenir les abandons en cours de cursus et les échecs en fin d'année. Les étudiants peuvent ainsi avoir recours à l'un des 3 conseillers d'orientation-psychologuesà mi-temps ainsi qu'aux chargés d'orientation présents à la MOIP. Sur simple rendez-vous, ces derniers aident à faire le point sur ses atouts, à construire son parcours d'études et à envisager les débouchés professionnels.


Le droit à l'erreur

Par ailleurs, la réorientation est possible "de plein droit", après examen de la demande par une commission. Dès le premier semestre, des ateliers de réorientation sont organisés pour permettre aux étudiants pressentant une erreur dans le choix de leur formation de bifurquer, même en cours d'année.

Des journées spéciales sont également prévues pour les étudiants de PAES (première année des études de santé), après la première salve de résultats au concours."Ces rencontres remportent un vrai succès, que ce soit pour les filières générales ou celle de médecine", indique Carole Accolas. Bien sûr, selon elle, il faut multiplier les actions de communication en direction des étudiants et surtout les convaincre qu'avoir recours aux conseils d'un chargé d'orientation n'est pas le signe d'un échec mais marque au contraire "la volonté de préparer son avenir plus sereinement".


Un stage pour se tester

Dernière pierre à l'édifice, les élèves qui souhaitent éventuellement changer de cursus peuvent effectuer un stage de réorientation. "L'idée est de permettre aux étudiants hésitant à s'engager dans tel ou tel secteur de se confronter à une réalité professionnelle", explique Carole Accolas. Une fois son stage trouvé, l'étudiant bénéficie d'une convention. À l'issue de la période passée en entreprise, il est invité à faire remplir par son tuteur une grille d'évaluation et à dresser lui-même un bilan de ce stage. Autant d'éléments qui serviront de base pour le rendez-vous fixé avec la chargée d'orientation.

Si le projet de réorientation est confirmé, l'étudiant bénéficie alors d'une aide pour trouver les études adaptées et réaliser les dossiers d'inscription, "même dans une université différente". "Nous ne sommes pas là pour faire du prosélytisme mais bien remplir notre mission de service public", précise Carole Accolas. Si le stage n'a pas été concluant, là encore l'étudiant n'est pas lâché dans la nature ! Son chargé d'orientation l'aide à trouver d'autres pistes.

Sophie, 24 ans, étudiante en master 2 patrimoine écrit et édition numérique
"Sans mon stage de réorientation, je ne me serais pas dirigée vers l'édition"
Ne se sentant pas à sa place dans son master 2 recherche en histoire de l'art, Sophie décide l'an dernier d'effectuer un stage de réorientation au sein de la maison d'édition L'Élan vert."Cette expérience s'est révélée très enrichissante. Sans elle, je ne serais pas où j'en suis actuellement. Ce stage m'a permis de découvrir le monde éditorial dans les meilleures conditions possibles. Témoin de toutes les étapes de réalisation d'un livre (du choix d'un manuscrit jusqu'à l'impression, en passant par l'association d'un illustrateur au projet, la réécriture du manuscrit, la mise en place de la maquette, la réalisation des épreuves, la diffusion d'un dossier de presse, etc.), j'ai eu l'occasion d'être présentée à des professionnels passionnés et désireux de partager leur expérience et leur attachement à leur profession."
Un contrat et un master à la cléAprès 3 mois de découverte d'un secteur qui l'attirait sans qu'elle le connaisse, Sophie s'est vu proposer un contrat de chargée de communication à temps partiel de juillet 2012 à mars 2013 par les éditions de L'Élan vert. Puis, elle s'est lancée dans son stage de fin d'études de 6 mois.
Parallèlement, elle effectue un master 2 patrimoine écrit et édition numérique qu'elle a pu intégrer à la fin de son stage de réorientation.Mission accomplie pour l'équipe des chargés d'orientation de l'université François-Rabelais !

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