Logistique et transport : la filière phare de l’université du Havre vue par 4 étudiants

Par Camille Stromboni, publié le 24 Mai 2011
5 min

Étudier à la fac du Havre, c’est comment ? Au travers de reportages et de rencontres sur le campus, découvrez les coulisses de la plus jeune des universités normandes, ancrée au cœur de la cité portuaire. Au menu : les spécificités de cette fac de proximité, 2 filières emblématiques (communication et transport-logistique) racontées par des étudiants, et des témoignages sur la vie étudiante, pas si monotone qu’on pourrait le penser.

La section GLT  proposée par l’IUT du Havre correspond à l’un des domaines phares de cette ville qui abrite le 1er port français pour le commerce extérieur. Matières, rythme de travail, projet professionnel… 4 étudiants de 1re année nous font part de leur expérience.

“Si vous vous promenez sur le port et que vous entendez parler des ‘jockeys’, ce sont les dockers qui travaillent dans les ‘roro’, les bateaux rouliers.” Nous sommes en cours de transports maritimes, et au Havre, cela change tout : les exemples “maison” foisonnent. Myriam, Clara, Florine et Vincent entament leur 2e semestre en 1re année du DUT (diplôme universitaire de technologie) GLT (gestion logistique transport), période où les professeurs entrent dans le vif du sujet : transports routiers, maritimes, fluviaux, etc.

Le Havre - Etudiants en DUT GLT (gestion logistique transport)
De gauche à droite : Myriam, Vincent, Florine et Clara, en 1re année du DUT GLT (gestion logistique transport) au Havre.

 
Ce qui les a attirés en DUT GLT : la variété des métiers

 
“J’avais peur que ce soit ultra-spécialisé, mais en fait pas du tout ! se réjouit Myriam, 20 ans, titulaire d’un bac S. Nous avons aussi du droit, de l’éco, du marketing, des langues, etc.” Autre surprise en arrivant dans ce cursus, après une tentative en fac de médecine et une année en Australie : “Je m’attendais à trouver des gens qui savent exactement ce qu’ils veulent faire. Ce n’est pas le cas”.

Pourquoi a-t-elle choisi cette filière, après de longues après-midi de recherche au CIO (Centre d’information et d’orientation) de la ville ? “Je veux travailler dans la logistique humanitaire”, indique la jeune Havraise, qui compte rejoindre la section bilingue en deuxième année de DUT, pour perfectionner son anglais, puis probablement l’école d’ingénieurs de l’université, spécialisée en logistique : l’ISEL.

C’est un peu le hasard qui a guidé Florine, 19 ans, qui ne savait pas du tout ce qu’elle voulait faire après son bac STG option gestion des ressources humaines, et qui a suivi la voie tracée par sa sœur. “Les métiers à la sortie sont très variés. J’irai peut-être en école de douanes”, imagine-t-elle.

Pour Clara, 18 ans, titulaire aussi du même bac STG, c’est encore flou. Originaire de Lillebonn, à 30 km du Havre, elle a découvert ce cursus aux cours de portes ouvertes. “Le DUT GLT est bien réputé au Havre, et des amis me l’ont conseillé. En plus, c’est à 30 minutes de chez moi en voiture”, indique la jeune fille, ravie d’avoir obtenu son permis juste avant la rentrée – sinon, c’était le bus jusqu’au Havre, puis un autre jusqu’à l’IUT (institut universitaire de technologie). La filière GLT est en effet sur le site de Caucriauville, dans la haute ville. Ses projets pour l’instant : une 3e année en Angleterre et un job dans le transport maritime.

 
Leur avis sur leur cursus

 
Tous soulignent la bonne ambiance du département GLT, qui compte 4 classes de 25 élèves, avec un emploi du temps alternant amphi et TD (travaux dirigés). Toujours avec présence obligatoire ! “Les profs nous encadrent bien et surtout nous encouragent beaucoup. Ils sont tournés vers l’avenir, alors qu’avant, c’était vers le bac”, se réjouit Myriam.

Université du Havre - Amphi IUT GLTCôté rythme de travail, c’est comme au lycée, selon Clara. “J’ai toujours dû travailler beaucoup pour y arriver. À l’IUT, c’est pareil”, explique-t-elle. Pour Vincent, 20 ans, qui a eu un bac ES, la 1re année d’IUT semble un peu moins intense que sa 1re année en BTS commerce international, qui ne lui a pas plu. Le jeune Havrais a validé cette fois-ci son 1er semestre sans grandes difficultés, et pense ensuite s’orienter vers les douanes, ou partir à l’étranger.

Ce n’est pas le même son de cloche pour Florine, qui a raté de peu son 1er semestre (rattrapable avec les notes du second). “J’ai toujours réussi sans travailler beaucoup. Mais cette année, ça n’a pas marché, j’ai eu 9,2”, témoigne la jeune fille.

Heureusement, la motivation est là, encore plus après leur stage obligatoire de 3 semaines. “Ça aide vraiment à tenir”, estime Myriam, qui est allée chez un armateur. “Ça m’intéresse encore plus avec le stage, confirme Clara, qui était dans une société havraise de transport maritime. On est entré dans le métier et on a pu voir si ça nous plaisait. Et pour moi la réponse est oui !”


ET AUSSI : UN MASTER 2 TOURNÉ VERS LA MER
Parmi les spécialités du Havre correspondant à l’identité de cette grande ville portuaire figure un autre cursus : le master 2 professionnel en droit de la mer et activités portuaires, destiné aux juristes. Etre titulaire d’un M1 en droit, public ou privé, est nécessaire pour postuler. Créé en 2004 par Martine Guénolé, toujours responsable du diplôme, il compte environ 15 étudiants chaque année, principalement des Havrais. Avantage : les visites du port et les rencontres avec les professionnels (douanier, procureur au tribunal maritime, armateurs, etc.) sont plus que privilégiées !

 

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