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Reportage

Montpellier 1, un master 2 pratiques pénales qui autorise tous les droits

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Sans campus, l'université Montpellier 1 niche un peu partout, notamment dans le centre médiéval d'une ville où un habitant sur trois est étudiant. Les juristes et carabins côtoient ici les étudiants en économie ou des sportifs de haut niveau. Certaines filières (nouvelles technologies et santé, droit pénal des affaires, sciences du mouvement humain...) rendent compte de cette diversité au travers de passerelles. Reportage dans une fac résolument tournée vers l'avenir.

L’effectif de la promotion du master 2 pratiques pénales délivré par l’université Montpellier 1 tient dans une classe d’école primaire : 25 étudiants pour environ 400 candidatures. La formation est assurée à 70 % par des professionnels. Magistrats, policiers, avocats d’affaires ou encore journalistes spécialisés sont régulièrement conviés à échanger avec les étudiants.



La promotion du master 2 pratiques pénales compte 25 étudiants.
 

Spécialité droit pénal des affaires


Cette formation en droit a été créée en 2002 par Marie-Christine Sordino, maître de conférences habilitée à diriger des recherches. "Il y avait bien des masters recherche sur le sujet, mais pas d’école professionnelle des sciences criminelles à Montpellier. Nous balayons un spectre assez large du droit pénal en mettant un accent particulier sur le droit pénal des affaires car l’externalisation des activités des entreprises pose des défis majeurs en termes de stratégie interne et internationale. C’est pourquoi le programme intègre également une unité d’enseignement dédiée à la gestion du risque pénal, d’audit", affirme-t-elle.
  

Débouchés divers : écoles de magistrature, HEC, Sciences po…
  

2 étudiantes diplômées l’an dernier sont admises au concours de l’ENM (École nationale de la magistrature), 4 postulent à celui de lieutenant et commissaire de police, d’autres s’orientent vers HEC ou Sciences po Paris, 3 travaillent dans les services juridiques d’entreprise, d’autres se dirigent vers la profession de douanier ou d’avocat.


C’est le cas de Romain Étienne (photo ci-dessus), étudiant dans ce master 2. "Les conférenciers sont nombreux et cela nous permet de toucher un peu à tout, du droit pénal des affaires au droit pénal classique. Pour ma part, c’est le côté droit des affaires qui m’a séduit, explique celui qui a effectué un stage dans le cabinet d’avocats Phung. Les intervenants donnent une vision de la réalité du terrain. Les années précédentes, on n’était que dans la théorie.... ».
  

Plus de filles
  

Comme dans la plupart des formations en droit, le master pratiques pénales de l’université Montpellier 1 est principalement choisi par des étudiantes. "On ne compte que 7 ou 8 garçons dans chaque promo, avance Marie-Christine Sordino. Du coup, on a tendance à étudier avec plus d’attention les candidatures masculines. C’est un peu de la discrimination à l’envers ! Mais, il faut tout de même reconnaître que les dossiers présentés par les étudiantes sont souvent bien mieux travaillés que ceux des étudiants…»
  

Quatre mois de stage au minimum
  

Les stages occupent une place déterminante dans la formation : au moins quatre mois. L’implication des entreprises et des intervenants va au-delà de la simple relation enseignant à étudiant. Ainsi, les professionnels sont également invités à intervenir dans la sélection des nouvelles promotions et dirigent aussi des travaux de recherche. Ils peuvent par ailleurs participer aux évaluations et aux examens. Riche de 10 promotions, ce master a créé dès le départ un annuaire des diplômés ainsi qu’un forum métiers et emploi afin de d'établir un réseau sur le mode "grande école".
  
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