À la fac de droit d’Orléans, l’insertion assurée

Par Olivier Monod, publié le 29 Janvier 2013
3 min

Être démarché par des recruteurs en plein cours, cela n’arrive pas qu’en école de commerce. Les étudiants du master droit et gestion du patrimoine de l’université d’Orléans le vivent chaque année. Une illustration parmi d’autres de la qualité pédagogique du département de droit orléanais.

L'École de droit d'Orléans a fait le choix de l'alternance en master pour assurer une meilleure insertion professionnelle à ses élèves. Sur les dix masters proposés, cinq sont accessibles en apprentissage. Le master DSGRH (droit social et gestion des ressources humaines) et le master DMPL (droit et management public local) ne sont même ouverts qu'aux étudiants ayant trouvé un contrat en alternance.

"Nous avons un recrutement plus local pour ces derniers, car il est plus facile pour les étudiants de la région de trouver un contrat d'alternance", précise Aline Cheynet de Beaupré, directrice de l'École de droit. Parmi les heureux élus, Benjamin, en M2 (master 2) DSGRH, qui apprécie que "cette formation [lui] donne deux compétences, en droit social et en gestion des ressources humaines. Il s'agit d'une approche originale. Cela nous permet de postuler sur différents profils de poste."
  

100 % d'insertion professionnelle pour le master vedette
 

Mais le master vedette de l'université reste le master droit et GMP (gestion du patrimoine privé). Régulièrement cité dans les classements spécialisés, affichant une insertion professionnelle frisant les 100 % trois mois après la sortie des cours, il attire les étudiants de loin, à l'image de Guillaume, ancien étudiant de l'UPEC (Université de Paris-Est-Créteil) (94). "Il s'agit d'un master complet, pluridisciplinaire, explique-t-il. On aborde tous les aspects de la gestion de patrimoine : fiscalité, gestion, finance et bien sûr le droit." Un profil complet très apprécié des recruteurs.

Guillaume et Mathieu, en master droit et gestion de patrimoine © Olivier Monod.


La licence droit-histoire : une bonne préparation aux concours


Également proposée par l'École de droit, une licence pluridisciplinaire droit-histoire, mise en place en partenariat avec l'UFR (unité de formation et de recherche) de lettres de l'université, sur "demande des historiens du droit" selon Aline Cheynet de Beaupré. Cette licence donne des savoirs divers utiles pour les étudiants désirant passer les concours des IEP [instituts d'études politiques] ou des écoles de journalisme par exemple."

Dans cette filière, les cours sont un peu plus lourds que dans d'autres. "Nous avons cinq matières juridiques et quatre en histoire, contre six matières juridiques et une en histoire dans la licence de droit générale", témoigne Arthur en L3 droit-histoire.


Photo de gauche : Maxime, en L3 de droit général, et Arthur, en L3 droit-histoire. Photo de droitebnbsp;: bibliothèque de l'École de droit. / © Olivier Monod

Cette charge de travail supplémentaire n'est pas supportée par tous les candidats. Les effectifs passent d'une soixantaine d'inscrits en première année à une vingtaine en troisième année. "Il faut être passionné et ne pas avoir peur de la pluridisciplinarité, reconnaît Arthur. Ce sont deux matières aux logiques vraiment différentes, il faut donc un peu de courage pour les aborder de front."

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