Orléans, centre réputé d’enseignement des sciences de la Terre et de l’univers

Par Olivier Monod, publié le 29 Janvier 2013
6 min

L’un des principaux atouts de l’université d’Orléans ? Avoir pour prestigieux voisins le CNRS et le BRMG (Bureau de recherches géologiques et minières). Une excellence scientifique qui profite au quotidien à son département sciences et techniques. Illustration avec l’OSUC (Observatoire des sciences de l’univers en région Centre).

À deux pas de l'université d'Orléans se trouvent un campus du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et le centre national du BRMG (Bureau de recherches géologiques et minières). Cette proximité géographique permet à l'université de s'appuyer sur une recherche de pointe pour ses maquettes pédagogiques et d'attirer des enseignants-chercheurs renommés.


La chance de côtoyer des chercheurs au quotidien

L'OSUC (Observatoire des sciences de l'univers en région Centre) est un excellent exemple de cette collaboration étroite entre centre de recherche et université. Installé à proximité du BRGM et du CNRS, il permet aux étudiants d'être en contact direct avec les chercheurs.

Annaëlle, 27 ans et récente docteure en géologie, est venue suivre son M2 et faire sa thèse à Orléans après une licence et un M1 à Tours (37). "Il y a ici une grande proximité entre la formation et la recherche, témoigne-t-elle. C'est absolument nécessaire." Un lien qu'elle-même a expérimenté concrètement. Durant son doctorat, elle donnait des cours en licence et en master. "Les conditions de travail sont excellentes. Tous les cours ont lieu dans le même bâtiment. Il y a aussi une bibliothèque sur place, une cafétéria et les bureaux des chercheurs !"

Annaëlle, docteure en géologie. // © Olivier Monod.



Justine et une amie en L3 sciences de la Terre. // © Olivier Monod.


À l'OSUC, 200 étudiants seulement

Ce pôle de recherche est aussi ce qui a attiré Vincent, en M2. "Avec la proximité du CNRS et du BRGM, cela fait beaucoup d'éléments en faveur de cette formation", confie le jeune Grenoblois d'origine. Pour Justine, 20 ans et orléanaise en L3 sciences de la Terre, de l'univers et de l'environnement, c'est la disponibilité des enseignants-chercheurs qui compte. "Les professeurs nous connaissent tous, c'est très agréable", s'enthousiasme-t-elle. Pas étonnant : l'OSUC compte seulement 200 étudiants, doctorants compris.

L'OSUC est d'ailleurs lauréat de l'appel d'offres "laboratoire d'excellence" dans le cadre des investissements d'avenir pour le projet Voltaire, une étude ambitieuse de la dynamique des fluides entre la Terre, l'océan et l'atmosphère. "Nous avons prévu dans ce cadre la création d’un Centre international de prospective de l’emploi en géosciences et environnement, explique Stéphane Bouquet, responsable des services administratifs de l'OSUC. Nous sommes en partenariat avec l'Apec (agence pour l'emploi des cadres), le but étant d'avoir une forte réactivité afin d’adapter les besoins en formation aux besoins des entreprises."

Des masters très réputés, y compris à l'international

Les masters de l'OSUC sont d'ores et déjà très en phase avec les attentes des professionnels. Ils attirent grâce à cela des étudiants de toute la France. Laurent est en master spécialité sciences de la Terre et de l'environnement. C'est la réputation du programme "mines et carrières" qui l'a attiré. "Même si je me suis finalement orienté en géodynamique, précise-t-il. Les cours sont également très bons et j'aime vraiment cette matière."

La promotion de M1 parcours ressource minérale est encore plus éloquente. Les étudiants viennent de Nice (06), Bordeaux (33), Montpellier (34) ou encore Nancy (54). Ils veulent travailler dans le secteur des mines et carrières et sont nombreux à envisager une carrière à l'international. "Nous avons un partenariat de longue date avec l'université du Québec à Montréal, explique Stéphane Bouquet. Une partie de nos diplômés est embauchée par les entreprises minières canadiennes." Les autres trouvent des débouchés au BRGM ou dans des bureaux d'études.


La promo de master 1 sciences de la Terre // © Olivier Monod

Apprendre en allant sur le terrain

Cette proximité avec la Belle Province s'illustre notamment par des stages de quatre mois au Canada que suivent les étudiants de M2. Une manière de s'immerger directement dans le marché de l'emploi local. Qui plus est, ce stage est dans la droite ligne de la pédagogie de terrain prônée par l'OSUC. "La maquette pédagogique prévoit quatre sorties terrain en licence, et quatre ou cinq en master", explique Stéphane Bouquet.

Outre le Canada, les étudiants partent au Maroc, en Grèce, dans les Cévennes... Ils voient du pays, sont en contact direct avec les roches, les paysages et... entre eux ! "Le premier stage de l'année n'est pas qu'une sortie de travail, confirme Annaëlle. Il s'agit également d'un moment d'intégration. En master surtout, les étudiants ne se connaissent pas forcément tous. En vivant ensemble, on se rencontre plus vite." La qualité des études passe aussi par la qualité des relations humaines tissées avec ses camarades et professeurs.

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