Restez motivés en licence : gérez votre liberté !

Par Aurélie Djavadi, publié le 11 Decembre 2017
4 min

Se familiariser avec les codes de l’université demande de la persévérance. Pour l’entretenir, n’oubliez pas les aides méthodologiques mises en place pour les nouveaux inscrits et le soutien éventuel d’associations. L'Etudiant vous livre ses conseils.

Si la faculté et sa liberté font rêver depuis les bancs du lycée, il s’avère que cette autonomie n’est pas si facile à gérer une fois acquise. "À l’université, on se retrouve face à soi-même et à ses capacités de travail", résume Florent, 24 ans, président de l’Association des étudiants en psychologie de Paris-Descartes. Alors, forcément, il faut compter avec un certain temps d’adaptation. "Il y a plusieurs caps à franchir, poursuit Florent. D’abord, on doit s’habituer aux amphis qui peuvent réunir des centaines d’étudiants. Puis, on découvre la diversité du champ de la psychologie, qui est loin de s’arrêter à la psychologie clinique que tout le monde a en tête. Enfin, il s’agit de se familiariser avec d’autres manières de travailler."

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Rester constant et assidu

Dans des disciplines quasiment absentes du secondaire, tel le droit, les jeunes étudiants sont en effet confrontés à de nouveaux types d’exercices tels les commentaires d’arrêt. Mais même dans des matières a priori connues, il faudra changer d’approche : en langues, l’enjeu n’est plus seulement de communiquer mais aussi de traduire de grands auteurs ; en philosophie, d’explorer des œuvres et des systèmes de pensée complexes. Voilà qui fait de cette première année "la plus difficile à obtenir", constate Élise Lhéritier, directrice des études en licence de droit à l’université de Bretagne-Sud.

"Les étudiants de deuxième et troisième année ont, bien sûr, leurs exigences propres mais les premiers semestres posent les bases essentielles aux apprentissages futurs", poursuit l’enseignante. Son conseil : rester assidu, reprendre régulièrement ses cours et, comme dans un marathon, ne pas se décourager aux premiers résultats reçus. "Ce n’est pas parce que les notes initiales ne sont pas à la hauteur que cela présage de la suite. Ceux qui revoient leur organisation et osent demander des conseils aux enseignants ont souvent des chances de rectifier le tir."

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Profiter des tutorats

Il faut d’ailleurs se renseigner sur les dispositifs de tutorat que développent les universités. À Paris-Descartes, Florent a par exemple profité de "devoirs d’aide à la réussite" : des épreuves facultatives organisées régulièrement pour permettre à ceux qui le veulent de tester leurs acquis. "Seules les deux meilleures notes retenues sont prises en compte, on a tout à y gagner", explique le jeune homme : des échéances pour organiser son travail et une évaluation de son niveau.

Pour se motiver à aller en cours, rien de tel qu’un bon groupe d’amis : "Les travaux dirigés – ou TD –, en effectifs plus restreints, sont l’occasion de tisser des liens. Sinon, il est aussi possible de se tourner vers la vie associative", conseille Florent. Et ce ne sont pas les activités culturelles ou sportives qui manquent dans les facultés.

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