1. Réussite à la fac après un bac STI, STL, ST2S : des facultés plus ou moins mobilisées
Enquête

Réussite à la fac après un bac STI, STL, ST2S : des facultés plus ou moins mobilisées

Envoyer cet article à un ami

Manifs et grèves à répétition, examens reportés, baisse des inscriptions… l’université est sur la sellette. À juste titre ? Voici notre état des lieux de la réussite des filières de prédilection des séries technologiques. L’université est souvent choisie par défaut ou pour se préparer à une autre filière. D’où des taux de réussite trois fois inférieurs à ceux des bacs généraux.

Mais qu’allaient-ils faire dans cette galère ? Minoritaires à l’université, les bacheliers des séries technologiques savent que cette voie, synonyme d’études longues et plutôt théoriques, n’est pas adaptée à leur profil. Pourtant, en 2009-2010, 7,6 % des STI et 22 % des autres bacs technologiques (ST2S, STL, Hôtellerie...) ont pris cette décision atypique. La plupart n’ont pas eu le choix : leur dossier a été refusé dans les cursus courts – BTS (brevet de technicien supérieur), DUT (diplôme universitaire de technologie) –, qui constituent pourtant leur traditionnel débouché dans le supérieur. Inscription par défaut ou solution de repli après avoir été évincé d’une filière sélective : les motivations du choix de la fac sont rarement positives.

Avec seulement 15 % d’obtention du diplôme en trois ans (Étude ministérielle publiée en juillet 2008, basée sur l’accès en licence des bacheliers 2002), les bacheliers technologiques (toutes sections confondues) sont trois fois moins nombreux à réussir que les titulaires d’un bac général (45 %). En passant une année supplémentaire à la fac, ils sont 7 % de plus à décrocher leur licence.

Ces résultats pourraient paraître décourageants mais dans les faits, le plus difficile est de passer le cap de la première, voire de la deuxième année. Une fois en licence 3, les résultats deviennent tout à fait honorables : 72 % des STI, 68 % des STL et 56 % des ST2S parvenus à ce niveau décrochent une licence.

Néanmoins, en raison des faibles taux de réussite des bacheliers techno à l’entrée en fac, et compte tenu de leur nombre relativement limité, une minorité d’universités se mobilise en leur faveur. Quelques unes proposent des dispositifs dans le cadre du Plan Réussite en licence. L'université Lille 1 par exemple propose un parcours aménagé pour les bacs technos. Les étudiants n'ont pas de cours magistraux en première année mais travaillent en petits groupes. Ils bénéficient d'enseignements de mise à niveau  dans les disciplines scientifiques et de tutorat, avant de rejoindre le parcours classique en L2. D'autres peuvent avoir accés à un parcours renforcé pour accéder aux écoles d'ingénieurs.
Sommaire du dossier
Du bac techno à la fac : vous pouvez vous remettre à niveau