1. Supérieur
  2. Licence / Université
  3. Sondage : les filières de lettres, langues, sciences humaines et sociales jugées par les recruteurs et les étudiants

Sondage : les filières de lettres, langues, sciences humaines et sociales jugées par les recruteurs et les étudiants

Envoyer cet article à un ami

Retrouvez toute l'actualité de l'éducation dans notre dossier.

Pas moins de 81 % des recruteurs et 87 % des étudiants ont le sentiment qu’il est plutôt difficile, voire très difficile, de trouver un emploi dans une entreprise du secteur privé en sortant d’une formation en lettres, langues ou sciences humaines et sociales (LLSHS). Tel est l’un des résultats du sondage réalisé à l’occasion d'un colloque consacré à l’insertion des étudiants en sciences humaines et organisé le 18 février 2010 per le ministère de l’enseignement supérieur
en partenariat avec L’Etudiant.

Des qualités d'expressions mais trop déconnectés de l'entreprise
Les recruteurs reprochent surtout à ces filières d’être déconnectées du monde de l’entreprise (30 %) et trop générales et théoriques (23 %). Et ils considèrent que les étudiants diplômés de LLSHS manquent de connaissance du monde de l’entreprise, d'expériences, de rigueur et de compétences techniques. Par contre, ils reconnaissent leurs qualités d’expression écrites et orales et une sensibilité au facteur humain. De leurs côtés, les étudiants estiment que ces formations ne sont pas professionnalisantes (22%), offrant peu de débouchés (22%) et méconnues ou peu valorisées auprès des entreprises (20 %). Mais tout en étant soucieux d’acquérir de nouvelles compétences, ils estiment qu’ils peuvent constituer une valeur ajoutée pour l’entreprise (80%) et s’intégrer facilement (58 %).

Mieux communiquer sur ces filières
Enfin, parmi les leviers à privilégier pour mieux intégrer les diplômés de ces filières LLSHS dans les entreprises, les recruteurs et les étudiants interrogés mettent en avant la nécessité d’une meilleure information de la part des universités, la formation des RH ou encore le recours à des cabinets de recrutements qui valorisent ces filières.

Emmanuel Vaillant
17 février 2010

Sondage commandé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et réalisé en ligne entre le 2 et 9 février 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 297 recruteurs d’entreprises du secteur privé et de 501 étudiants en Lettres, Langues et Sciences Humaines.