1. S’orienter après un bac S : l’université, au-delà des clichés
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S’orienter après un bac S : l’université, au-delà des clichés

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Et si le stéréotype de la fac médiocre, théorique et indifférente était exagéré, voire dépassé ? Extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

Les idées reçues que l'on recense révèlent une vision quelque peu monolithique et surtout très datée de l'université, qui a su évoluer et prendre en charge l'orientation professionnelle de ses étudiants.

 
Un vrai suivi des étudiants
  

Anne Aubert souligne les efforts consentis par l'université dans l'accompagnement des étudiants : "Il y a eu un véritable changement de mentalité au cours des vingt dernières années. Les universités se préoccupent désormais du devenir de leurs étudiants et nouent des relations avec les entreprises."

Cela passe par des actions d'orientation et un meilleur suivi des étudiants après leur diplôme. Le plan "Réussir en licence", lancé en 2007, a obligé les établissements à mettre en place une série d'initiatives pour réduire le taux d'abandon.

Citons notamment la désignation d'un enseignant référent, qui assure un suivi personnalisé de l'élève et peut le conseiller en cas de mauvais résultats. Il est également aujourd'hui prévu de mettre en valeur les travaux dirigés, qui permettent un travail en petits groupes.

Bien que le bilan soit relativement mitigé et surtout très variable en fonction des universités, certaines se distinguent : La Rochelle, Reims, Brest... Un premier bilan effectué en 2010 a également fait apparaître que le plan était relativement bien appliqué en sciences.

 
Des filières d'excellence

 

Les grandes écoles n'ont pas le monopole de l'excellence : l'université possède également des cursus sélectifs et surtout reconnus. Certains établissements comme l'université Paris 6 proposent des doubles cursus ("histoire et sciences", par exemple) très exigeants, qui peuvent être valorisés dans la suite du parcours des étudiants. Il faut également citer les écoles d'ingénieurs universitaires comme le réseau Polytech, qui rassemble 12 écoles.

Enfin, certains cursus au sein de la fac s'apparentent à de véritables formations en écoles. En voici deux exemples.

fleche-rouge Les IAE rivalisent avec les écoles de commerce

Les IAE (Instituts d'administration des entreprises), au nombre de 34, proposent une formation au management particulièrement appréciée des recruteurs, notamment en raison des relations développées avec les entreprises.

Les IAE recrutent à divers niveaux, entre la licence 1 et le master 1 selon les établissements, et délivrent un master. La sélection repose sur un test écrit, le score IAE-Message, qui évalue les compétences de l'étudiant dans quatre domaines : la culture générale, la maîtrise de la langue française, le raisonnement et l'anglais.

Les étudiants sont sélectionnés sur leurs résultats à ce test (valable deux ans), sur dossier et entretien. Attention cependant : la réputation de l'IAE dépend de l'université à laquelle il est adossé, et des prestations qu'il est en mesure de fournir en matière de formation, de suivi, etc. Il existe donc un très grand écart entre un IAE comme celui de Lyon et l'IAE de Corte, en Corse.

Pour en savoir plus sur ces formations, consultez le site du réseau des écoles universitaires de management et le site d'information sur le score IAE-Message.

fleche-rouge Les MIAGE : une formation performante

Les 20 MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises) délivrent une formation en trois ans à partir de la licence 3.
Les MIAGE sélectionnent sur dossier et entretien. Le propos de cette formation est d'apporter aux étudiants une double compétence, en informatique et en gestion.

Les MIAGE délivrent une formation commune en L3 et en M1, avant de proposer des spécialisations en master 2 (systèmes d'informations et métiers de l'assurance, systèmes d'information et énergie...).
Ces formations destinent notamment aux métiers de chef de projet, de consultant, d'ingénieur d'affaires dans le domaine de l'informatique et dans des secteurs d'activité très divers.

 
Des profils appréciés

 

Les écoles de commerce et d'ingénieurs mettent en avant leurs capacités à assurer l'insertion professionnelle de leurs étudiants. Or, à un niveau master, les universités présentent des résultats tout à fait honorables, même s'ils ne sont pas tout à fait à la hauteur de ceux des écoles : la deuxième enquête nationale sur l'insertion professionnelle des diplômés de master, publiée en 2011 par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, met en évidence un taux d'insertion moyen de 91% après trente mois.

Bien plus, les profils des étudiants de l'université sont également appréciés des entreprises, souligne Anne Aubert : "Nos étudiants sont plus adaptables à leur environnement professionnel et moins formatés que des diplômés des grandes écoles. Nos formations sont plus généralistes et habituent l'étudiant à aller chercher lui-même l'information. Si, dans son travail, il se trouve devant une problématique donnée, il possède les outils pour effectuer une recherche documentaire, une analyse et formuler des propositions."

 

Que faire avec un bac SPOUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Que faire avec un bac S ", par Thomas Fourquet.


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