Toulouse Le Mirail : en master tourisme au CETIA, « Le rythme est très soutenu »

Par Mathieu Oui, publié le 19 Avril 2012
3 min

Au sud de l’agglomération toulousaine, Le Mirail est la grande université de lettres et sciences humaines qui accueille quelque 22.000 étudiants. Outre le site toulousain, elle dispose aussi d’antennes à Montauban, Foix, Blagnac ou Figeac. Derrière sa réputation de fac contestataire, se cache une université en pleine rénovation. D’ici début 2016, le campus - qui date de la fin des années 60 - sera entièrement reconstruit et modernisé.

En master MITH (management des industries du tourisme et de l’hôtellerie) au CETIA (Centre d’études du tourisme, de l’hôtellerie et de l’industrie de l’alimentation) de Toulouse Le Mirail, Camille, 23 ans, se sent davantage élève dans une école qu’étudiante à la fac. Une heure avant un partiel de 3 heures en stratégies des organisations (« la matière la plus compliquée du master »), elle parle de sa formation.

Petites promotions d’une vingtaine d’étudiants, bâtiment spécifique sur le campus, professeurs très disponibles : le CETIA ressemble bien à une école au sein de la fac… « Avec un rythme de travail très soutenu », dit Camille, élève du master MITH (management des industries du tourisme et de l’hôtellerie). Originaire de Perpignan, elle a rejoint le CETIA en licence professionnelle, après un BEP (brevet d’études professionnelles) cuisine suivi d’un BTS (brevet de technicien supérieur) hôtellerie.
  

Cours, stages et conférences pros
  

Au programme du master : des cours de sociologie, marketing, comptabilité, gestion, management, etc., des stages (3 mois en M1, 6 mois en M2) et des conférences avec des professionnels invités. « Par exemple, nous avons reçu le directeur de la chaîne Hilton en Bulgarie qui nous a parlé de son parcours et de son activité. C’est très intéressant et cela nous permet de commencer à nous constituer un réseau. »

 
Votre mission : organiser un colloque

 
En mai 2011, la promo de Camille a été chargée d’une action de terrain : organiser un colloque scientifique de 2 jours sur les formations universitaires en tourisme, accueilli par l’université Le Mirail. « Nous étions répartis par pôles de compétences : les finances, la communication, la restauration, la logistique…, raconte la jeune femme. Personnellement, j’étais chargée de l’organisation du repas de gala pour 150 personnes. J’ai contacté les restaurants toulousains pour avoir leurs tarifs et faire les réservations. » Camille apprécie beaucoup ce genre d’exercice, très concret, qui développe en outre l’esprit d’équipe. « Les étudiants apprennent à travailler dans le stress », complète Paul Pichon, le directeur des études du CETIA. Les derniers jours de préparation du colloque ont en effet coïncidé avec la période des examens… Pas toujours facile de gérer tout de front !

 
Un projet professionnel encore à définir

 

Camille ne sait pas encore précisément quel sera son avenir professionnel. Mais elle sait que son master lui permettra d’accéder à un poste à responsabilités. « Je me verrais bien dans la direction d’un grand hôtel ou exercer dans un restaurant gastronomique. » Son mémoire de stage de M1, effectué dans un restaurant-traiteur de Perpignan, lui a aussi permis de creuser les notions de marketing culinaire. Un secteur qui l’intéresse.
 

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