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Reportage

Toulouse Le Mirail : la licence de jazz, une filière rare en France

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Au sud de l’agglomération toulousaine, Le Mirail est la grande université de lettres et sciences humaines qui accueille quelque 22.000 étudiants. Outre le site toulousain, elle dispose aussi d’antennes à Montauban, Foix, Blagnac ou Figeac. Derrière sa réputation de fac contestataire, se cache une université en pleine rénovation. D’ici début 2016, le campus - qui date de la fin des années 60 - sera entièrement reconstruit et modernisé.

Toulouse Le Mirail a été la 1re université à proposer une licence de jazz, au sein de son département musicologie. « Nous accueillons 90 étudiants sur les 3 ans du parcours licence et nous avons de plus en plus de candidats : nous recrutons jusque dans les DOM-TOM et à l’étranger ! », se réjouit Michel Parmentier, pianiste compositeur et responsable de la filière.

La sélection se déroule sur tests et non sur concours. Débutants s’abstenir. « Il faut avoir un petit niveau en solfège, l’équivalent d’une 5e année, et être capable d’improviser un peu », indique Michel Parmentier. La sélection est toutefois moins drastique qu’en conservatoire. « Nous essayons de donner sa chance à chacun, tout en les prévenant quand même du travail qui les attend. »

 
Un programme plus généraliste qu’au conservatoire

 

Selon son responsable, ce qui distingue la licence universitaire des formations du conservatoire, c'est sa diversité. « L’ouverture musicale constitue la grande différence avec le conservatoire qui forme des musiciens hyperspécialisés. Nous proposons plus d’heures de cours, environ 25 heures par semaine, avec des enseignements d’histoire de la musique, d’anglais, d’écriture, d’harmonie, mais aussi des unités d’enseignement de musique actuelle ou d’ethno-musicologie. » La pratique musicale représente, quant à elle, un tiers du volume horaire.
 

Des salles de répétition flambant neuves

La licence bénéficie des salles de répétition toutes neuves de la Fabrique culturelle, inaugurée en septembre 2009. Ce lieu accueille régulièrement des concerts et des "masterclass". Chaque année, un artiste est aussi invité en résidence par l’université. Reste que comme dans la plupart des filières musicales, l’insertion professionnelle « constitue un point faible », reconnaît Michel Parmentier. Mieux vaut avoir une autre corde à sa guitare !
  

Pour aller plus loin : Portrait de fac : reportage à l'université Toulouse-1 / Portrait de fac : Toulouse 3 - Paul Sabatier, une université en quête d’évolution

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