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Malaise chez les enseignants-chercheurs

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Autonomie, fusion des universités, rénovation de campus… le paysage de l’enseignement supérieur français est en pleine recomposition. Décryptage des principales réformes.

Dans le prolongement de la loi LRU, le projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs a cristallisé les mécontentements cet hiver au sein de la communauté universitaire. Pétitions, manifestations, grèves, rétention de notes… la contestation prend plusieurs formes. Le projet vise à assouplir un statut datant de 1984 qui reposait notamment sur une attribution forfaitaire des tâches (heures d’enseignement fixées uniformément en fonction du grade universitaire).

Avec le nouveau décret, les universités pourraient, à la suite d’une évaluation régulière des enseignants, moduler le temps de services entre tâches d’enseignement, de recherche et tâches administratives. "Va-t-on vers une répartition entre la recherche pour les bons, l’enseignement pour les moyens et l’administration pour les nuls ?", s’inquiète Olivier Milhaud, ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) géographe à Paris 4.

Cette disposition s’appuie sur une demande de la CPU (Conférence des présidents d’université), qui souhaite une meilleure prise en compte de la globalité des missions des enseignants (encadrement des stages, enseignements à distance, relations internationales, insertion professionnelle…). Les opposants à la réforme dénoncent un risque de trop forte concentration des pouvoirs aux mains des présidents d’université et donc le danger de décisions arbitraires, voire de "clientélisme".

Mathieu Oui
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