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Décryptage

Universités nouvelles d Île-de-France : à chacune ses licences pro de pointe

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Créées en 1991, les 4 universités nouvelles d’Île-de-France visaient à proposer des formations professionnalisantes de proximité. Comment cela se traduit-il aujourd’hui pour les étudiants de l'UPC, de l'UEVE, de l'UPEMLV et de l'UVSQ ? Notamment par l’offre de licences pro de pointe dans des secteurs aussi variés que l’hôtellerie-restauration, l’import-export, le bâtiment ou les biotechnologies. Zoom sur 4 exemples.

Se former à des postes opérationnels comme la réception ou la gouvernance d’étage, c’est ce que propose depuis 2009 l’UCP (université de Cergy-Pontoise) avec sa licence professionnelle direction des services d’hébergement en hôtellerie internationale. Un cursus organisé conjointement avec l'IUFM de Versailles et le CFA SACEF qui permet de se former en alternance aux seuls métiers de l’hôtellerie, tout en cultivant une orientation internationale.

En général, les formations associent l’hôtellerie et la restauration. De son côté, l’université de Cergy-Pontoise a voulu mettre l’accent sur la spécificité des métiers de l’hôtellerie, qu’il s’agisse de la réception ou de la gouvernance d’étage. “Des postes opérationnels pour lesquels il n’existait pas de formation au niveau national”, souligne Nathalie Montargot, qui a créé cette licence en 2009.

 
Recrutement : importance des langues et de la présentation

 
UCP : site universitaire de Saint-MartinCette spécificité explique le recrutement relativement large : la moitié des étudiants viennent de province, et ils sont de plus en plus nombreux à vouloir suivre ce cursus. Lancée avec 15 étudiants, cette L3 en alternance en a accueilli le double en 2010-2011, et déjà 100 candidatures ont été enregistrées pour la rentrée 2012.

Si, en 2010-2011, 80 % des étudiants de cette licence étaient titulaires d’un BTS (brevet de technicien supérieur) hôtellerie, 20 % étaient issus d’autres secteurs, qu’ils soient titulaires d’un BTS commerce international ou d’un BTS management des unités commerciales, voire d’une licence de langues ou d’architecture.

Pour être acceptés dans cette formation, les étudiants doivent obligatoirement avoir un diplôme bac+2 et un bon niveau en langues. Après avoir envoyé leur dossier – procédure suivie d'un entretien –, ils passent un test de langue pour s’en assurer. La licence a une vocation internationale.

Au-delà de cet aspect académique, “le premier critère, rappelle Nathalie Montargot, est celui de l’employabilité dans un hôtel. De là l’importance de la présentation, de l’attitude qui doivent correspondre aux attentes de la profession [expliquées ici en vidéo]. Ce qui ne nous empêche pas de rester ouverts à des étudiants qui ne viennent pas du tout du milieu hôtelier s’ils ont le profil adéquat.” Néanmoins, avoir effectué un stage ou un petit boulot en hôtellerie peut être un plus pour être admis.

 
Une formation en alternance exigeante

 
Avec une alternance de 3 jours en entreprise et 2 jours de formation sur 14 mois, le rythme de la L3 direction des services d’hébergement en hôtellerie internationale est “difficile”, prévient sa responsable Nathalie Montargot.

Côté formation, un tiers des enseignements porte sur les métiers de l’hébergement, un autre sur les langues (avec 2 langues vivantes obligatoires) et le dernier sur le marketing, le management et la gestion. Quant aux entreprises d’accueil, si certains étudiants rejoignent des structures indépendantes, l’UCP a reçu le soutien, pour monter sa formation, de grands groupes comme Accor, Hilton, Marriott, ou encore Intercontinental.

Les qualités requises pour réussir dans cette voie, selon la responsable de la licence ? “Une bonne résistance physique, de l’autonomie pour construire son projet, et l’envie de travailler au contact de la clientèle, notamment internationale.”

 
Insertion professionnelle : des débouchés à l’international

 
Métiers de la réception, métiers des étages ou attaché de direction dans un hôtel pour ceux qui ont un profil plus administratif et commercial : tels sont les principaux débouchés pour les étudiants de cette L3 qui n’ont pas de difficultés à trouver un emploi, le secteur étant globalement porteur, en France comme à l’étranger.

Étant donnée l’orientation internationale de la formation, les trois quarts des étudiants de la première promo sont partis travailler à l’étranger. “Beaucoup de structures hôtelières se développent à l’international”, ajoute Nathalie Montargot qui relève le besoin d’encadrement dans ce secteur.

C’est pourquoi l’UCP a le projet d’ouvrir une formation de niveau master en hôtellerie revenu management et performance à l’international. Globalement, l’université souhaite développer l’ensemble de ses formations en hôtellerie-restauration avec l’objectif de compter, d’ici 2 ans, 250 à 300 étudiants.

Photo : site universitaire de Saint-Martin (UCP) – © Université de Cergy-Pontoise.
Sommaire du dossier
La licence import-export de l’UPEMLV : pour professionnaliser les langues L’éco-construction et l’immobilier durable : 2 nouvelles spécialités à l’UVSQ Agroressources et biotechnologies : la licence pro innovante de l’UEVE