L’éco-construction et l’immobilier durable : 2 nouvelles spécialités à l’UVSQ

Par Sophie Blitman, publié le 07 Juin 2011
4 min

Créées en 1991, les 4 universités nouvelles d’Île-de-France visaient à proposer des formations professionnalisantes de proximité. Comment cela se traduit-il aujourd’hui pour les étudiants de l'UPC, de l'UEVE, de l'UPEMLV et de l'UVSQ ? Notamment par l’offre de licences pro de pointe dans des secteurs aussi variés que l’hôtellerie-restauration, l’import-export, le bâtiment ou les biotechnologies. Zoom sur 4 exemples.

Dans la droite ligne de sa marque de fabrique, le développement durable, l’université de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines lance à la rentrée 2011 deux nouvelles licences pro centrées sur le bâtiment.

Fer de lance de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, le développement durable suscite la création d’une nouvelle filière en écoconstruction et immobilier durable. Quatre nouveaux diplômes doivent voir le jour : un DUT (diplôme universitaire de technologie) et 2 licences professionnelles à la rentrée 2011, suivis d’un master en 2012. D’autres diplômes pourraient être ouverts par la suite, l’objectif étant de couvrir tous les métiers ouverts du bac+2 au bac+5.

 
Deux licences pro associant bâtiment et développement durable

 
Au niveau bac+3, la première licence pro créée par l’UVSQ concerne l’ingénierie des opérations immobilières (montage de dossier, suivi du chantier, gestion d’un projet immobilier), tandis que la seconde se concentre sur l’ingénierie de l’exploitation immobilière (conduite des équipements et des installations techniques d’un bâtiment).

Toutes 2 sont exclusivement ouvertes en alternance et s’adressent à des profils plutôt techniques : titulaires d’un BTS (brevet de technicien supérieur), d’un DUT (diplôme universitaire de technologie), mais aussi d’une L2 (2e année de licence) en génie civil, architecture, voire en mathématiques ou physique.

Au programme : des cours liés à la connaissance technique du bâtiment, du droit, de l’économie et de la gestion, auxquels s’ajoutent des UE (unités d’enseignement)spécifiques sur les aspects de développement durable (efficacité énergétique, chantiers propres à faible nuisance, matériaux à faible bilan carbone, nouveaux matériaux…).
 

Un besoin criant de cadres dans le bâtiment

 
Q : campus de Saint-Quentin-en-Yvelines Créées avec le soutien des associations professionnelles du secteur et de grands groupes comme Bouygues Bâtiment, Exprimm, Cofely ou Idex, ces formations visent à répondre aux difficultés de recrutement des entreprises privées comme des collectivités territoriales et des administrations de l’Etat.

“Le bâtiment ne se résume pas aux ouvriers des chantiers, rappelle Kleber Pinto Silva, responsable de la nouvelle filière. Il faut le voir comme un secteur économique à part entière, une industrie qui emploie des professionnels à tous les niveaux.” En particulier, poursuit-il, “il existe un besoin criant de cadres” dans un domaine où “il devient impératif d’avoir des connaissances en développement durable. Aujourd’hui, insiste Kleber Pinto Silva, ne pas en avoir commence à être un handicap”.

De fait, on assiste actuellement à une réelle montée en puissance de l’écoresponsabilité et de l’écoconception, dans la lignée du Grenelle de l’environnement qui s’était tenu en 2007. Les besoins sont particulièrement importants en matière de rénovation, tandis que les constructions neuves, moins nombreuses, doivent répondre à des normes de plus en plus strictes afin de limiter la consommation d’énergie.

 
Des débouchés dans le public comme dans le privé

 
Beaucoup de collectivités territoriales ont devant elles de vastes chantiers de réhabilitation de quartiers, tandis que des établissements publics sont eux aussi amenés à rénover leurs bâtiments. Les diplômés des licences professionnelles de l’UVSQ pourront ainsi travailler au sein d’établissements publics (directions du patrimoine des universités, services techniques des hôpitaux…) ou d’entreprises de service public (RATP, SNCF, ADP…).

Côté privé, “toutes les entreprises qui détiennent un parc immobilier sont des employeurs potentiels”, souligne Kleber Pinto Silva. Et elles sont nombreuses ! On pense bien sûr d’abord à la construction, avec Vinci ou Bouygues, mais il ne faut pas négliger le secteur automobile (Renault, PSA), bancaire (BNP Paribas, Société générale) ou encore la grande distribution (Carrefour, Leclerc).

Concernant les types de postes que peuvent occuper les diplômés, la licence ingénierie des opérations immobilières mène aux métiers de responsable de travaux, conducteur d’opération ou assistant à maîtrise d’ouvrage. La licence ingénierie de l’exploitation immobilière forme, quant à elle, des responsables des services généraux, des services techniques ou maintenance, ainsi que des chefs de sites, qui sont responsables de l’exploitation sur l’ensemble du site.

Photo : campus de Saint-Quentin-en-Yvelines © UVSQ Communication, © Jan Hodac – UVSQ Communication

Articles les plus lus

A la Une Université

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !