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Enquête

LMD : la licence, un premier palier

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La réforme LMD concerne aujourd'hui la totalité des universités et la plupart des grandes écoles. Retour sur les grands principes de cet ambitieux chantier qui vise à harmoniser et à comparer les études en Europe.

Le premier cycle à l'université est donc désormais validé par une licence, délivrée après six semestres d'études. Les licences décernées dans le cadre du LMD doivent théoriquement permettre une orientation plus progressive. Il s'agit d'éviter les erreurs d'aiguillage au départ (on s'inscrivait en psychologie ou STAPS sans savoir vraiment de quoi il retournait) et de permettre à l'étudiant de choisir sa discipline en connaissance de cause, c'est-à-dire en ayant commencé à l'étudier.

Concrètement, les universités proposent désormais un (voire deux) premier semestre généraliste au cours duquel l'étudiant aborde diverses disciplines d'un même secteur. Si le principe d'un semestre de tronc commun est appliqué dans les facultés scientifiques, en sciences humaines, les universités associent souvent deux matières (histoire-sociologie ou philosophie-lettres), charge ensuite à l'étudiant de choisir l'une ou l'autre comme discipline principale.

Si la licence générale ne vise pas l'insertion sur le marché du travail mais constitue un premier palier vers des études plus longues (master ou plus), la réforme LMD a innové avec l'ouverture des licences professionnelles, destinées aux jeunes qui veulent travailler directement. On y accède après deux années de licence (mais aussi un BTS ou un DUT), et l'objectif est d'acquérir en une année une spécialisation et une expérience professionnelle grâce notamment à un stage long de 12 à 16 semaines.

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