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Filière anticrise : décrocher une bourse d’études

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Des formations gratuites, voire pour lesquelles vous êtes payé, et qui en plus sont des garanties antichômage, cela existe. Pour apprendre le métier qui vous plaît sans débourser un centime, suivez le guide.

Ne confondez pas les bourses d’études avec les bourses d’État, attribuées par les CROUS (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) sur critères sociaux.

Des bourses souvent gérées par des fondations d’entreprises


Les bourses d’études sont délivrées en fonction de la situation financière des étudiants et de leurs résultats scolaires. Elles sont souvent peu connues et gérées par les fondations d’entreprises. Ces dernières sélectionnent les bénéficiaires sur des critères variés : académiques, sociaux, etc.

Certaines privilégient les études dans un domaine précis, d’autres sont plus ouvertes. C’est le cas des bourses Elior et Euris. La bourse Elior soutient financièrement des étudiants ayant déjà un bac+2, quelle que soit la nature de leurs études, à condition, entre autres, que l’un des deux parents travaille dans la restauration collective.

La bourse Euris verse une bourse d’études de 7.632 € à des bacheliers issus de lycées classés Ambition Réussite pour financer leurs deux premières années d’études dans l’enseignement supérieur, à condition que ces jeunes diplômés aient obtenu une mention très bien au bac.

Évidemment, ces bourses d’études sont rarement suffisantes pour constituer à elles seules un revenu complet, mais elles permettent quand même d’alléger tout ou partie des frais de scolarité, ce qui est déjà un coup de pouce considérable.

La liste de ces bourses se trouve sur le site de la fondation de France.


Les bourses “maison” des écoles
 

Un certain nombre de grandes écoles payantes accordent par ailleurs directement des aides à leurs étudiants. Plusieurs écoles de management  et des écoles d'ingénieurs ont ainsi développé des bourses “maison” pour permettre à leurs élèves les moins favorisés de mener à bien leurs études (voir à ce propos nos articles “Les écoles de commerce les plus généreuses envers leurs boursiers” et “Les écoles d'ingénieurs les plus généreuses envers leurs boursiers”).

L’ESCOM (École supérieure de chimie organique et minérale) à Compiègne (60), la RMS (Reims Management School) à Reims (51), l’ECAM (École catholique des arts et métiers) de Lyon (69), l’ESC Montpellier (34) disposent d’un panel de bourses qui couvrent de 15 % à 100 % des frais de scolarité des étudiants, sélectionnés sur critères sociaux et/ou académiques.

L’ESC Montpellier propose aussi des prêts à 0 % que l’étudiant ne commence à rembourser qu’à la fin de ses études.

Renseignez-vous auprès de l’établissement visé, entre l’alternance ou les bourses, vous devriez trouvez le coup de pouce financier qui vous manque pour vous lancer dans les études de votre choix. 

MYRIAM, 24 ANS, diplômée en 2010 de l’EPSS (École pratique de service social) (95), éducatrice spécialisée
 

Son revenu net : 1.350 € par mois.
Durée totale de ses études : 4 ans. 
Coût de la formation à l'EPSS : études rémunérées pendant 3 ans. 
“En terminale STT, je savais que je voulais travailler dans les métiers du social. Un jour, ma mère a reçu une publicité de la Fondation d’Auteuil, pour un appel aux donations, et c’est ainsi que j’ai découvert leur prépa au concours d’éducateur spécialisé. Je m’y suis inscrite après le bac.
Les frais d’inscription ont été couverts par ma bourse du CROUS et j’ai trouvé un logement dans un foyer de jeunes travailleurs. J’ai eu le concours du premier coup et la Fondation d’Auteuil m’a proposé un contrat d’apprentissage auprès de jeunes en difficulté.
Le petit salaire que je recevais, complété par l’APL [aide personnalisée au logement], suffisait à couvrir mes besoins, y compris les frais de transport entre mon école, l’EPSS [École pratique de service social] à Cergy, et mon travail à Meudon. Je n’ai donc pas eu à enchaîner les petits jobs et j’ai même réussi à économiser un peu.” 






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