1. Luca Vergallo, étudiant à Sciences po et organisateur de jeux de simulation de crise
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Luca Vergallo, étudiant à Sciences po et organisateur de jeux de simulation de crise

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Luca Vergallo a remporté le prix Claude-Érignac, qui récompense un projet d’engagement citoyen. // © Delphine Dauvergne
Luca Vergallo a remporté le prix Claude-Érignac, qui récompense un projet d’engagement citoyen. // © Delphine Dauvergne

IL VA FAIRE LA UNE. Luca Vergallo, 22 ans, est passionné par les questions de sécurité. Pour mettre en pratique ses cours de Sciences po Paris, il a mené des simulations de crises avec une association étudiante.

En année de césure entre sa première et sa seconde année de master affaires publiques à Sciences po Paris, Luca Vergallo vient de gagner le prix Claude-Érignac, qui récompense un projet d’engagement citoyen.
"Pendant un stage en préfecture, j’ai découvert les dispositifs de gestion de crise. De là, m’est venue l’idée de créer des simulations de crise entre étudiants."

Metteur en scène de crises

Son projet a été développé avec l’association Sciences po Défense et Stratégie, dont il est le vice-président. "Quatre simulations de crises ont déjà été menées en dix-huit mois, avec une trentaine de participants : chaque étudiant reçoit une fiche avec un rôle à incarner comme directeur de cabinet ou encore préfet. Nous jouons pendant cinq heures, puis nous faisons un débrief."

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Une marée noire, un attentat dans le métro, une évacuation de ressortissants dans un pays africain ou un incident nucléaire ont déjà été simulés, selon un scénario élaboré avec des professionnels de la sécurité.

Un tremplin pour sa carrière

Avec ce prix Claude-Érignac, Luca a gagné 5.000 € qui permettront d’améliorer son logiciel avec une école d’ingénieurs. "C’est un label qui est aussi une reconnaissance. Plusieurs institutions nous contactent pour nous aider ; nous aimerions partager notre outil avec des acteurs qui n’en ont pas les moyens."

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Pour la suite, Luca espère pouvoir intégrer la fonction publique, puis exercer dans le secteur de la sécurité, idéalement dans une préfecture. "Je veux travailler au service des autres, de l’État. Mes stages, à la préfecture de Paris et au ministère de l’Intérieur, m’ont donné le goût de la stratégie. "