1. Sciences po Paris : comment y entrer ?
Coaching

Sciences po Paris : comment y entrer ?

Envoyer cet article à un ami

Richard Descoings recule... Les changements dans les concours d'entrée à Sciences po que le directeur avait annoncés l'année dernière ne sont plus d'actualité... Pour en savoir plus sur les modalités d'intégration et les études à l'IEP de Paris, consultez notre dossier.Ils se bousculent pour faire « Pipo » ! Entre 2000 et 2006, le nombre de candidatures à l’entrée de l’IEP (institut d’études politiques) parisien, toutes procédures d’admission confondues, est passé de 6 000 à 10 000 ! Face à ce succès, Richard Descoings, le charismatique directeur de Sciences po Paris, peut sans problème annoncer une nouvelle réforme de son établissement chaque année : il suscite peu de contestation.

Depuis son arrivée, le directeur de Sciences po Paris a d’abord œuvré pour la professionnalisation de ce grand établissement, fleuron de l’enseignement généraliste et qui compte cette année 7 000 inscrits. En janvier dernier, il a encore annoncé la création, pour la rentrée prochaine, d’une école de communication calquée sur le modèle de l’école de journalisme mise en place en 2004 (Dernière école en date lancée par Sciences po : l'école de droit, en 2009)
 

De nouvelles priorités affichées pour Paris

 
Mais cette année, Sciences po s’est fixé une autre priorité : les étudiants de troisième année se verront désormais accorder un certificat de fin de premier cycle. « Le premier cycle de Sciences po a pour objectif l’acquisition de méthodes et d’aptitudes, ainsi qu’une formation aux humanités et aux sciences sociales, rappelle Laurent Bigorgne, directeur des études et de la scolarité. Il doit permettre d’acquérir le regard le plus riche possible. »

En réaffirmant ainsi l’importance du niveau bac + 3, suivi d’un choix de différents masters dont la finalité est plus professionnelle, Sciences po se positionne résolument comme une université. Richard Descoings a d’ailleurs toujours qualifié l’établissement dont il a la charge d’"université sélective et internationale".
 

De plus en plus tourné vers l'international

 
L’internationalisation à Sciences po n’est d’ailleurs pas un vain mot. D’abord parce que les étudiants étrangers sont de plus en plus nombreux : pour l’année 2005-2006, 76 Européens ont bénéficié de bourses de l’établissement, tout comme 150 étudiants non européens. Par ailleurs, les troisièmes années peuvent profiter, selon leur classement, de séjours d’études dans des universités prestigieuses, voire de doubles diplômes avec la London School of Economics, en Grande-Bretagne, la Luigi Bocconi de Milan, en Italie, l’université McGill, au Canada, ou encore l’université de São Paulo, au Brésil.
 

L'anglais, toujours le must

Enfin, si les étudiants inscrits dans les premiers cycles délocalisés en région – est-européen à Dijon (21), franco-allemand à Nancy (54), ibéro-américain à Poitiers (86), et Moyen-Orient et Méditerranée à Menton (06) – bénéficient d’un enseignement multilingue, la direction a décidé cette année de mettre l’accent sur l’anglais pour les étudiants du site parisien. L’institut propose donc quatre heures d’anglais au lieu de deux en première année à tous les étudiants dont le niveau aura été jugé insuffisant… au détriment de la deuxième langue !
 

En province, un succès à double tranchant

 
Les huit IEP de province profitent indirectement de la popularité de leur cousin parisien : chaque année, ils récupèrent une part croissante des candidats, nombreux, attirés par le rayonnement de Sciences po et recalés à Paris. Mais c’est un succès à double tranchant. Car ce que Richard Descoings peut se permettre à la tête d’une institution leader, les instituts d’études politiques de province ne peuvent l’envisager.
 

Les autres IEP à la traîne côté réformes

Et c’est assez péniblement qu'ils tentent de suivre le rythme des réformes, au point de voir l’écart se creuser inexorablement avec Paris. Leurs difficultés à s’accorder et celles qu’ils rencontrent parfois avec leur université de rattachement leur font prendre du retard, en particulier dans le domaine de l’internationalisation ou de la professionnalisation.
 

Dernier projet : un 2ème IEP en Ile-de-France

Le dernier projet en date du bouillant directeur parisien, à savoir la création d’un deuxième IEP en Île-de-France du côté de Marne-la-Vallée (77) ou de Villetaneuse (93), avec un recrutement commun à Paris, ne calmera sûrement pas le jeu. Ce nouvel établissement ne serait pas une annexe de la Rue Saint-Guillaume, encore moins un concurrent, mais offrirait des cursus que n’assure pas la « maison mère ». Sciences po ne veut décidément plus se cantonner au VIIe arrondissement.

Sommaire du dossier
IEP de Paris : les 10 manières de l’intégrer IEP de Paris : ce qui va changer en 2008 IEP de Paris : A la recherche du candidat idéal Dans les coulisses de l’IEP Paris Bénédicte, 18 ans, en première année - « Au concours, tout peut arriver… » L’IEP de Paris en chiffres