Bénédicte, 18 ans, en première année - « Au concours, tout peut arriver… »

Par Propos recueillis par Virginie Bertereau, publié le 02 Octobre 2007
2 min

Richard Descoings recule... Les changements dans les concours d'entrée à Sciences po que le directeur avait annoncés l'année dernière ne sont plus d'actualité... Pour en savoir plus sur les modalités d'intégration et les études à l'IEP de Paris, consultez notre dossier.Ils se bousculent pour faire « Pipo » ! Entre 2000 et 2006, le nombre de candidatures à l’entrée de l’IEP (institut d’études politiques) parisien, toutes procédures d’admission confondues, est passé de 6 000 à 10 000 ! Face à ce succès, Richard Descoings, le charismatique directeur de Sciences po Paris, peut sans problème annoncer une nouvelle réforme de son établissement chaque année : il suscite peu de contestation.

"N’ayant obtenu qu’une mention bien au bac, j’ai dû passer le concours pour intégrer Sciences po. Pour me préparer, j’avais choisi d’effectuer le stage d’été d’une prépa parisienne. Pendant six semaines, à raison de quatre heures par jour, j’ai révisé la philosophie (ou culture générale), l’épreuve sur documents – qui mêle géographie et économie –, l’anglais et surtout l’histoire. Comme l’épreuve du concours porte sur l’ensemble du xxe siècle, j’ai dû notamment me replonger dans mon programme de première… Ainsi, grâce à la prépa, je me suis entraînée dans les conditions réelles d’examen et j’ai acquis la méthodologie nécessaire."

Pour compléter les cours, Bénédicte lit le Monde tous les jours, ainsi que The Economist.
"J’ai acheté des livres (notamment le fameux Histoire du xxe siècle, de Serge Bernstein et Pierre Milza). Je me suis abonnée à la Bibliothèque nationale, où j’ai passé mon temps à “ficher” les bouquins. Vu mes notes de prépa, je m’attendais à réussir en philo et en anglais et à être mauvaise en histoire. Finalement, presque tout l’inverse s’est produit ! Comme quoi, dans un concours, tout peut arriver… Quand j’ai su que j’étais admise, je suis restée sans voix. J’avais mis tellement mis d’énergie physique et morale… Je n’étais pas tellement sûre de moi par rapport aux autres. Conclusion : s’il faut se préparer psychologiquement à l’échec, il faut aussi y croire."

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