1. Sciences po Saint-Germain-en-Laye fait sa première rentrée
Reportage

Sciences po Saint-Germain-en-Laye fait sa première rentrée

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La première promotion du nouveau Sciences po Saint-Germain-en Laye compte 82 étudiants. // © Marie-Anne Nourry
La première promotion du nouveau Sciences po Saint-Germain-en Laye compte 82 étudiants. // © Marie-Anne Nourry

Et de 10 ! Science po Saint-Germain-en-Laye a ouvert ses portes sous un soleil radieux, le 10 septembre 2014, portant à 10 le nombre d'IEP (instituts d'études politiques). Conditions d'accès, profils des élèves, spécificités de cette nouvelle formation… L'Etudiant fait le point sur ce nouveau venu dans l'enseignement supérieur.

Le 10 septembre 2014, Sciences po Saint-Germain-en-Laye a accueilli sa première promotion. 82 étudiants sélectionnés parmi les 10.000 candidats inscrits au concours commun des IEP (instituts d'études politiques) de région. Porté par les universités de Cergy-Pontoise et de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines, le nouvel établissement devient le 10e IEP, après 23 ans sans nouvelle création.

Comment y entrer ?

Le nouvel institut a rejoint le concours commun d'admission en première année des IEP de région, aux côtés de ceux d'Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. À partir de la rentrée 2017, les candidatures seront également ouvertes pour entrer directement en deuxième année.

Une préparation au concours d'entrée est proposée dans 10 lycées du Val-d'Oise et des Yvelines, et aux étudiants inscrits en première année de licence d'histoire, de géographie, de droit, d'économie, de langues et d'études internationales à l'université de Cergy-Pontoise.

Combien coûte l'inscription ?

Les droits d'inscription sont calculés selon les revenus des parents et sont échelonnés de 0 (exonération totale pour les boursiers) à 4.000 €.

Comment se déroule le cursus ?

Sciences po Saint-Germain-en-Laye est construit sur le même modèle que les autres IEP. Les élèves reçoivent une formation généraliste les deux premières années, puis partent à l'étranger durant la troisième. L'année suivante, la professionnalisation s'accélère avec le choix d'une spécialisation "métier" parmi quatre sections : Europe et international, culture et communication, service public et gouvernance territoriale, et économie-gestion-finance.

Il est prévu que la dernière année se déroule dans l'un des 22 masters 2 des deux universités partenaires. "Les étudiants auront accès à une offre pléthorique de spécialisations, toutes très pointues, que nous avons sélectionnées", se réjouit Céline Braconnier, l'administratrice provisoire de l'IEP. Ils seront mélangés avec les étudiants des facs et obtiendront à la fin un double diplôme : celui de Sciences po Saint-Germain-en-Laye et le master dont ils ont suivi la deuxième année.

Quel est le profil des élèves ?

L'élève type de Sciences po Saint-Germain-en-Laye est une jeune femme de région, qui a obtenu un bac ES avec mention très bien. La première promotion de l'IEP est en effet composée à 56 % de filles, aux deux-tiers de bacheliers ES, et à 80 % de provinciaux, à la grande surprise de l'équipe pédagogique : "Ils viennent de Nice, Cannes, et même de régions où il y a des IEP", note Xavier Crettiez, l'administrateur provisoire adjoint.

Salle de classe - Sciences po Saint-Germain-en-Laye. // © Marie-Anne Nourry

80 % des élèves ne sont pas issus de la région parisienne. // © Marie-Anne Nourry

Pour sa part, il s'attendait à retrouver plus de franciliens : "40 % des candidats au concours commun sont de la région parisienne, ce qui explique en partie le succès de Science po Lille qui était jusqu'à présent le plus proche de Paris."

Enfin, près de la moitié des étudiants sont issus d'un bac +1, d'une licence ou d'une prépa. Et ils ont tous un très bon bagage scolaire avec une majorité de mention très bien.

Pourquoi choisir cet IEP ?

Chaque IEP a une coloration. Tout juste créé, Science po Saint-Germain-en-Laye affiche deux caractéristiques : la proximité avec Paris et la délivrance d'un double diplôme en dernière année. "Nous allons créer des masters chocs, dont un avec l'ESSEC qui va faire parler de lui", glisse Xavier Crettiez.

Mais à ce stade, c'est surtout l'aspect "nouveauté" qui a séduit les premiers élèves. C'est le cas de Vincent, Parisien d'origine : "J'avais placé Saint-Germain en premier choix car c'est nous qui allons le construire. C'est très motivant."

C'était en revanche le dernier choix de Thomas, originaire de Bourgogne, mais qui, le jour de la rentrée, n'a aucun regret : "Finalement, je réalise que d'arriver dans une nouvelle formation est ce qu'il y a de mieux !"