Étudier en uniforme, ça change quoi ?

publié le 08 Decembre 2009
2 min

Etudes de médecine, écoles hôtelières, Légion d’honneur, établissements militaires… Dans toutes ces filières, des milliers d’étudiants doivent enfiler un uniforme. Comment le vivent-ils à l’heure où les tenues "légères" d’élèves font polémique dans certains lycées ? Cela change-t-il leur approche des études, voire de leur avenir professionnel ? Témoignages.

Sarah Jeuffé, 19 ans, est étudiante en khâgne (deuxième année de lettres supérieures) à la Maison d’éducation de la Légion d’honneur de Saint-Denis (93)

sarah, khagne"J’aime beaucoup mon uniforme : je le trouve très beau. Comme je suis en khâgne, je n’ai pas le même que les élèves du lycée : elles portent une robe, nous un tailleur bleu marine et des chaussures cirées. L’avantage de l’uniforme est d’abord pratique : le matin, je n’ai pas à me poser de questions et cela me fait gagner du temps. Ensuite, je trouve que cela nous met toutes sur un même pied d’égalité. Nous n’avons pas à nous habiller pour nous faire bien voir des autres. Il y a moins de barrières entre les élèves. Cela ouvre le dialogue. On ne se juge pas uniquement sur sa tenue. Cela a un coté rassurant : on se dit que personne ne va se moquer de nous ! Enfin, nous nous sentons plutôt fières de le porter. Ainsi, lorsque nous avons été sollicitées pour la rentrée de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres, j’ai bien vu que les gens qui étaient là nous admiraient et que l’uniforme inspirait immédiatement confiance. Et d’un point de vue professionnel, cela rend peut-être plus mûres. Par exemple, lors de mon stage de 2 mois dans une banque, cela ne m’a pas dérangée de venir en tailleur, ni de porter des escarpins. J’étais habituée !"

Propos recueillis par Sophie de Tarlé

Articles les plus lus

A la Une supérieur

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !
Human road Human road