1. "Une grande école, pourquoi pas moi ?” de l’ESSEC : un tremplin pour vous donner des ailes

"Une grande école, pourquoi pas moi ?” de l’ESSEC : un tremplin pour vous donner des ailes

Envoyer cet article à un ami
La cafétéria de l'ESSEC. En près de quinze ans, 740 élèves ont été accompagnés par "PQPM", le programme d'ouverture sociale lancé par la business school. // © ESSEC
La cafétéria de l'ESSEC. En près de quinze ans, 740 élèves ont été accompagnés par "PQPM", le programme d'ouverture sociale lancé par la business school. // © ESSEC

Lancé en 2002, le dispositif d’ouverture sociale de l’ESSEC, "Une grande école, pourquoi pas moi ? " (surnommé PQPM), est un précurseur en matière d’ouverture sociale. Son objectif : accompagner les lycéens vers des études ambitieuses.

LE DISPOSITIF PQPM, C'EST QUOI ?

Dans la famille des programmes d'ouverture sociale, "Une grande école : pourquoi pas moi ?" – "PQPM" pour les intimes – est une référence. Conçu à l'origine pour les lycéens, le dispositif, qui apporte un tutorat étudiant aux élèves et une aide à l'orientation, a été étendu aux collégiens. Son objectif ? Développer dès la 4e l'appétence des élèves pour les études et les apprentissages.

Les meilleures études pour chacun

"Notre politique consiste non pas à proposer une voie d'accès réservée, mais à accompagner des élèves issus de milieu modeste ou de quartiers défavorisés afin d'accroître leurs chances de poursuivre des études supérieures ambitieuses, décrit Chantal Dardelet, coordinatrice du programme à l'ESSEC. L'objectif n'est donc pas de leur faire intégrer l'ESSEC à tout prix, mais d'apporter à chacun l'ambition, le bagage et les compétences pour aller aussi loin que possible."

En près de quinze ans, 740 élèves ont été accompagnés par PQPM ; 430 suivent ou ont suivi des études supérieures. Parmi eux, 31 % ont rejoint une grande école, 33 % sont ou sont passés àl'université, 13 % en prépa, 9 % en BTS ou en IUT et 14 % sont dans la vie professionnelle. Depuis la création du programme, une vingtaine d'anciens de PQPM ont intégré l'ESSEC (que ce soit pour un Bachelor of Business Administration, le programme grande école ou un Mastère spécialisé).

"Beaucoup poursuivent des études longues mais bâtissent leur parcours par étapes, analyse Chantal Dardelet. Par exemple, ils passent d'abord par un BTS, un IUT ou une licence avant d'entrer en école de commerce ou d'ingénieurs via une admission sur titre." Les lycéens accompagnés viennent d'une dizaine d'établissements partenaires.

Un programme avec de multiples déclinaisons

Au fil des années, PQPM a fait des petits. Il offre aussi désormais un suivi individualisé à des étudiants jusqu'à leur insertion professionnelle, via des aides financières, pour l'orientation ou encore la recherche de stage. "CAP ESSEC" a de son côté été développé en 2010 pour accroître la diversité sociale du programme grande école de l'ESSEC. Résultat : 110 jeunes (à bac+4 ou 5) ont à ce jour profité de cette préparation intensive au concours d'admission sur titre ; 38 ont présenté le concours, 20 ont été admis.

Sur le même principe, "CAP BBA" prépare des étudiants de 2e année de BTS, d'IUT ou de licence 2 d'économie-gestion au concours d'entrée en 3e année de l'ESSEC BBA (école postbac de l'ESSEC en quatre ans). En 2014, 10 étudiants, sur 23 accompagnés, ont intégré l'école.

Enfin, depuis 2007, le programme PHARES (Par-delà le handicap, avancer et réussir ses études) propose aux jeunes en situation de handicap un accompagnement vers les études supérieures.

Inédit à sa création, PQPM a depuis essaimé auprès d'une centaine d'écoles d'ingénieurs (Polytechnique, écoles des mines... ) et de management (Audencia Nantes, Kedge...), qui s'en sont inspiré pour monter leurs propres dispositifs. Des initiatives le plus souvent labellisées "Cordées de la réussite", qui touchent aujourd'hui plus de 65.000 élèves.

ELLE L'A TESTÉ : ZOHRA, 21 ANS, EN M1 À ARTS ET MÉTIERS PARISTECH

Zohra, 21 ans, étudiante en master 1 aux Arts et Métiers ParisTech, a dès la 2nde profité du programme "PQPM lycée", puis "PQPM postbac". Lorsqu'en 2007, ses professeurs du lycée Évariste-allois de Sartrouville (78) viennent la trouver pour lui parler du dispositif, dont l'établissement est partenaire, elle est d'abord réticente. L'ESSEC ? Elle ne connaît pas et l'idée d'avoir des cours en plus ne la branche pas. Finalement, la réunion d'information avec des anciens du programme venus témoigner de leur expérience la convainc de se lancer. "Ils ont expliqué que l'objectif de l'accompagnement était d'acquérir des compétences comme la confiance en soi, l'aisance à l'orale, l'ouverture d'esprit, et je me suis dit que ça allait m'être utile", raconte-t-elle.

Elle lui doit son envie de devenir ingénieure

Pendant trois ans, les séances de tutorat et les ateliers proposés le mercredi après-midi et pendant les vacances sont "une bouffée d'oxygène" pour Zohra, qui voit même ses résultats s'améliorer au fil du lycée. C'est au cours des séances d'orientation qu'elle découvre l'existence des prépas, et son envie de devenir ingénieure lors d'une visite de trois jours sur le campus de Polytechnique.

En 2010, son bac S mention très bien en poche, elle entre en prépa scientifique (option physique, technologie et sciences de l'ingénieur) au lycée Chaptal à Paris. "Au début, j'avais peur de la surcharge de travail, du manque de vie sociale, mais encore une fois, mes professeurs m'ont beaucoup poussée, ajoute-t-elle. Et j'avais envie d'intégrer une grande école d'ingénieurs. "

Au cours de ses trois années de CPGE, son "parrain" PQPM, Hugo, un étudiant de l'ESSEC, a joué un rôle clé. "On essayait de se voir une fois par trimestre et on s'envoyait beaucoup de mails, il me remontait le moral", se souvient l'étudiante. En septembre 2013, elle intègre les Arts et Métiers Paristech, qui la séduit pour sa dimension "très technique".

Elle en mesure chaque jour les bénéfices

Et si le soutien de PQPM se limite aujourd'hui aux conseils et bons plans du réseau des anciens, Zohra mesure chaque jour les bénéfices de cet accompagnement. "Les séances de théâtre à l'ESSEC quand j'étais au lycée, par exemple, m'ont aidée à vaincre ma timidité à l'oral. Cela m'a beaucoup servi ensuite en prépa pour les colles et aujourd'hui en école d'ingénieurs pour les oraux des concours ou les présentations", relate-t-elle.

Zohra aujourd'hui "rend la pareille" en s'investissant comme tutrice dans le cadre du programme PHARES de l'ESSEC qui propose un accompagnement à des étudiants en situation de handicap. Au programme : ateliers d'anglais, de culture générale, d'expression orale... "C'est intéressant d'avoir cette double casquette, cela permet d'anticiper ce qui va plaire aux jeunes et de comprendre leurs réactions", estime l'étudiante qui garde des liens très forts avec les autres étudiants du programme. Après ses études, elle veut devenir entrepreneuse dans le secteur de l'économie sociale et solidaire.

Sommaire du dossier
Retour au dossier Les CEP de Sciences po Paris : une porte d’entrée qu’on n’hésite plus à pousser Le programme d’études intégrées des IEP de région : pas seulement pour leur concours commun “L’égalité des chances” à Dauphine : pour intégrer la prestigieuse fac parisienne… et y rester Passerelle Ascension sociale : un concours postbac pour 8 écoles de commerce "Une grande école, pourquoi pas moi ?” de l’ESSEC : un tremplin pour vous donner des ailes