250 lycéens en bac international réunis en Espagne

publié le 23 Juillet 2012
4 min

Réunis en congrès à Ségovie, en Espagne, début juillet 2012, 250 lycéens en baccalauréat international venus du monde entier ont planché pendant une semaine sur l’engagement social. Reportage et portraits de jeunes qui ont choisi ce programme d’études méconnu en France.

L’ambiance est proche de celle d’un concert sauf que nous sommes dans une église gothique de Ségovie, en Espagne, et qu’il est 10 h du matin. L’animateur chauffe l’assemblée des 250 lycéens venus en ce début juillet 2012 du monde entier : "Combien de langues parlez-vous ?", "Combien de fois avez-vous voyagé à l’étranger ?". Des nuées de bras se lèvent. Succès garanti : le public est très cosmopolite ! Tous sont inscrits en baccalauréat international, un programme qui valorise l’engagement et les activités périscolaires.
Durant une semaine, les participants de cette conférence aux allures de colonie haut de gamme vont échanger et réfléchir sur le thème de l’entreprenariat social. Ils sont accueillis par la toute jeune université privée IE (une filiale de la Business School madrilène IE) installée dans le vieux couvent de Santa Cruz la Real, au pied de la ville de Ségovie.

 
 
 


Associer le business et l’engagement social


"Think business, act social
(penser commerce, agir socialement)" : le slogan imprimé sur le programme comme sur le sac de toile distribué aux participants se décline en anglais, la langue du congrès. "La génération Y actuelle a un fort désir d’entraide et d’engagement", explique Marina Tirado, responsable du développement d’IE qui a organisé l’événement. "L’objectif de cette semaine est que chaque équipe monte un projet d’utilité sociale, à choisir parmi quatre domaines : le sport, l’environnement, la culture ou le social. Et comme nous sommes confrontés à une crise économique globale, le projet doit être autofinancé et ne pas dépendre de financement extérieur", précise-t-elle.


Des équipes multiculturelles

 
Valéria, jeune Russe de 17 ans, est élève à l’Ermitage International School of France à Maisons-Laffitte (78), un établissement privé qui propose le baccalauréat international (en anglais IB, prononcez "aillebi"). Tous les participants sont répartis dans des équipes de 10 jeunes de nationalités différentes. L’équipe "Pedro Almodovar " (toutes ont été baptisées du nom de célébrités espagnoles) de Valéria comprend ainsi des lycéens venus des Etats-Unis, d’Australie, d’Inde, du Royaume-Uni, de Malaisie, d’Espagne et de Géorgie. Leur projet : "On veut travailler autour du manque de confiance en soi des adolescents déstabilisés par des modèles médiatiques qui valorisent trop l’image, l’apparence physique ou la performance".
 
 


Conseils de jeunes anciens


Le programme de la semaine alterne des temps de travaux en équipe, des moments de détente (visites de la ville, projections…) et temps collectifs. Des jeunes plus âgés qu’eux et déjà engagés dans ce type de projets sont venus les soutenir et les conseiller. Par exemple, Rocco Falconer, jeune diplômé de Cambridge qui a lancé l’association Planting Promise en Sierra Leone pour développer les plantations vivrières et des programmes d’éducation dans ce pays. Autre exemple de modèle d’inspiration : la dynamique Sophie Umaz, originaire du Kenya. Elle a créé une école de musique dans son pays. Sophie n’hésite pas à conseiller les membres de l’équipe Almodovar. "Pour compenser votre jeune âge, soyez hyper pros quand vous sollicitez des entreprises. Prévoyez toujours une carte de visite et soyez le plus précis possible dans les informations que vous communiquez sur le projet. Et puis n’hésitez pas à faire jouer la concurrence entre les entreprises !".


Au retour, faire vivre son projet

 
Le dernier jour de la conférence, chaque équipe doit présenter son projet à l’assemblée et tenter de la convaincre de son intérêt. De retour dans leur pays, tous les participants devront s’engager à maintenir leurs contacts pour faire vivre leur projet. Valéria repart enchantée : "Cette semaine donne une bonne énergie et une envie de s’engager sur le long terme !". 

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