Le bac international vu par trois lycéens étrangers en France

Par Propos recueillis par Mathieu Oui, publié le 23 Juillet 2012
4 min

Réunis en congrès à Ségovie, en Espagne, début juillet 2012, 250 lycéens en baccalauréat international venus du monde entier ont planché pendant une semaine sur l’engagement social. Reportage et portraits de jeunes qui ont choisi ce programme d’études méconnu en France.

Mariam, Valéria et Christopher ont choisi de suivre le programme du baccalauréat international en France. Rencontrés lors de la conférence de Ségovie, ces trois lycéens étrangers témoignent sur l’intérêt et l’originalité de ce cursus méconnu dans l’Hexagone.

Mariam Aslam Bhatti, Pakistanaise, 19 ans, étudie à l’Ermitage International School de Maisons-Laffitte. Elle vient de finir sa première année de baccalauréat.: "J’ai pris confiance en moi"



"Le programme IB (International baccalauréat) nous donne une aisance à l’oral. Se retrouver confronté à des jeunes de cultures différentes aide beaucoup : on apprend à parler et à s’ouvrir à des inconnus. Cela m’a beaucoup aidée à prendre confiance en moi et à développer des compétences en communication.
Les activités de CAS (pour créativité action service) sont l’un des éléments forts du programme. On doit consacrer 50 heures pour chacune de ces trois activités extrascolaires, à raison de trois à quatre heures par semaine. Grâce à ce système, j’ai commencé à pratiquer des activités que je n’aurais jamais faites comme le base-ball ou la salsa. Pour la créativité, j’ai aussi participé à la réalisation de l’annuaire de l’école et de son magazine.
Le programme me sera utile pour le métier que j’envisage, celui de médecin. C’est une profession où l’on est en contact avec de nombreuses personnes. En revanche, le programme est intensif. Mais plus tu travailles, plus tu en profites !"






Christopher Paolini, Américain, étudie à l’International School de Toulouse.: "Un enseignement plus flexible qu’en lycée français classique"



"Le système IB offre plus de flexibilité que le système du lycée français, trop spécialisé. Par exemple, la série S est celle qui offre le plus de possibilités d’études, mais elle est très centrée sur les maths. Dans le programme IB, il n’y a pas de matière qui soit sacrifiée. Je peux continuer à étudier les langues par exemple. Du coup, cela me laisse plus de choix dans les études.
C’est également une formule qui encourage à prendre des risques et à essayer des choses. Par exemple, j’ai pris des cours de peinture et de violoncelle. Et parmi les activités de volontariat encouragées par l’école, j’ai participé à un film de promotion sur elle. J’ai travaillé sur la production, au montage et à la bande-son, en jouant du ukulélé. Après mon bac, j’envisage d’étudier les maths et la philosophie dans une université écossaise ou américaine."









Valéria Kalmykova, 17 ans , est Russe. Elle étudie à l’Ermitage International School de Maisons-Laffitte et vient de finir sa première année de baccalauréat : "En bac international, on apprend à penser globalement"


"J’ai choisi le programme IB car j’ai déjà étudié quelques années à Barcelone et j’apprécie d’être entourée d’étudiants internationaux. Je parle trois langues : l’anglais, l’espagnol, le russe et j’apprends aussi le français. L’enseignement nous aide à penser plus globalement, de façon indépendante. On nous encourage à interroger nos connaissances. Par exemple, sur un sujet donné, on va essayer de voir ce qu’en dit l’histoire, l’économie, la psychologie… L’intérêt de participer à cette conférence en Espagne était de voir comment sur un même sujet, on peut avoir des idées différentes. Après le baccalauréat, j’envisage de poursuivre à Sciences po ou en Bachelor of Business."


Articles les plus lus

A la Une étudier à l'étranger

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !