7 conseils pour travailler dans les relations internationales

Par La rédaction de l'Etudiant, publié le 18 Novembre 2014
6 min

Diplômé d’un Master Relations Internationales à la Faculté de Lettres et Sciences Humaines (FLSH) de l’Université Catholique de Lille en 2013, Baptiste Amieux nous confie ses trucs et astuces pour envisager une carrière en relations internationales.

Organisation internationale : une première carrière à l’ONU

Baptiste a d’abord connu une première expérience à l’ONU comme stagiaire en Coordination et Conseil en paix et développement au Kosovo. Il a ensuite été stagiaire chargé de Programme contre la traite des personnes à l’ONU Laos. Il est à présent chargé de Développement de projets et de « reporting » à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), une institution spécialisée de l’ONU en Tunisie. En parallèle, il est actif sur la scène de la société civile internationale, notamment sur le thème de la jeunesse. Il participe et travaille en tant que modérateur aux forums SIMNATO (Serbie, Rhodes Youth Forum 2013 et 2014 en Grèce, Forum NPE à Paris, Forum Jeunesse Méditerranée en Tunisie et le Youth 2 Youth Summit en Lituanie en Avril prochain). Il a été, à ce titre, nommé Ambassadeur de la Jeunesse Française auprès de l’ONG Internationale Youth Time.

Quels conseils pour travailler dans une institution internationale telle que l’ONU ?

Voici quelques conseils pour se lancer dans une carrière dite de « relations internationales ».
Tout d’abord, il faut savoir que travailler à l’ONU ou dans une ONG ne se résume pas à mettre un gilet sans manches et aller distribuer des stylos dans les écoles ou du riz dans le désert. Si ce volet est le plus visible dans les médias, il n’est que la partie émergée de l’iceberg. En effet, l’ONU, agit dans de nombreuses thématiques, aussi bien sur le terrain qu’auprès des populations que ce soit à l’échelle gouvernementale ou internationale.

1. Quelles études pour travailler à l'ONU ?

Ne pensez pas que tous les gens travaillant dans des institutions internationales sortent de l’ENA ou de Sciences Po. En effet, si le diplôme est important, la motivation, la patience, l’abnégation, la maîtrise des langues, la capacité à gérer le stress, la gestion de crise, et l’envie d’apprendre sont tout aussi importantes. A savoir : les français étant déjà relativement nombreux, et l’équité entre les états dans le staff étant une nécessité, vous ne serez pas avantagés face aux jeunes d’autres nations moins représentées.

2. Travailler à l'ONU : le choix d'une spécialité

Pour travailler à l’ONU, il est indispensable de bien identifier les thématiques qui vous intéressent le plus. Est-ce l’enfance ? L’éducation ? L’éradication du Sida ? La malnutrition ? La migration ? La gouvernance ? En effet, l’ONU est subdivisée en agences et institutions spécialisées de même qu’en missions et programme précis, qui vont du Programme des Nations Unies pour le Développement (la plus générale) à l’Union Postale Universelle. Plus d’infos ICI

3. La mobilité pour faire carrière à l'ONU

Pour faire carrière à l’ONU, il est indispensable de faire ses preuves au travers de stages, consultances et volontariats dans de nombreux pays. Le Mali, le Nicaragua, la Birmanie, le Kirghizistan, les îles Marshall ou les Philippines sont autant de pays dans lesquels vous pourriez être amené à devoir faire vos armes pour acquérir une expérience humaine et professionnelle.

4. Trouver un stage ou volontariat à l'ONU

Les Nations Unies n’emploient pas de fonctionnaires en sortie d’étude. Pour y travailler, il est nécessaire de passer un concours très sélectif (seulement 40 places par pays) auquel les Français n’ont plus accès pour le moment. Les stages sont donc une porte d’entrée pratiquement obligatoire. Sachez également que les Nations Unies ne rémunèrent pas les stagiaires (aucun défraiement non plus concernant le transport et le logement). C’est le prix à payer pour acquérir une expérience indispensable et décrocher un poste par la suite. Le Programme des Volontaires des Nations Unies est une autre option. Rémunéré par une allocation, il vous assure une subsistance adaptée au pays dans lequel vous vous trouvez. Pour y participer, enregistrez-vous sur ce site (si plus de 25 ans) ou consultez les postes de VNU jeunes publiés par le Ministère des Affaires étrangères français chaque année.

5. Partagez les valeurs et être passionné par son travail

Le travail y est conséquent, le weekend comme tard le soir en fonction des thématiques. Votre travail impacte indirectement ou directement la vie d’êtres humains, et c’est une dimension à ne jamais perdre de vue, les sacrifices font donc partie du quotidien.

6. Ne pas confondre humanitaire et développement

Travailler dans le développement comprend beaucoup d’analyse, de réflexion, de procédures, bref, d’administratif.
Pour ceux étant d’avantage intéressés par l’humanitaire, 2 agences ONU proposent des missions de terrain : le UNHCR et OCHA. Sinon, dirigez vous vers les ONG.

7. Travaillez votre réseau

La compétition est immense dans le milieu des relations internationales. Vous avez toujours été premier de la classe, brillant, et très motivé. Maintenant ça ne suffit plus. Travailler son « network » fait partie des qualités requises pour faire carrière à l’international. Bien que géographiquement étendu, ce milieu est extrêmement étroit, et les opportunités professionnelles relèvent souvent (pas toujours) d’une circonstance fortuite.

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