1. À quoi ressemblent les examens cousins du bac ailleurs en Europe ?
Décryptage

À quoi ressemblent les examens cousins du bac ailleurs en Europe ?

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Abitur, maturità, ylioppilastutkinto... Les examens dans les pays européens ont quelques similitudes avec le bac français. // © ©Nicolas TAVERNIER/REA
Abitur, maturità, ylioppilastutkinto... Les examens dans les pays européens ont quelques similitudes avec le bac français. // © ©Nicolas TAVERNIER/REA

SEMAINE EUROPÉENNE. À quoi ressemble le bac dans les autres pays de l’Union européenne ? Le contrôle continu est-il la règle ? Quelles sont les matières passées ? L'Etudiant fait le tour des examens en Europe.

En France, le baccalauréat est en cours de transformation : moins d’épreuves terminales, parcours plus personnalisé, plus grande part donnée à l’oral, intégration du contrôle continu dans la note finale, etc.

Mais toutes ces nouveautés ne sont pas des créations "made in Blanquer". Pour façonner le nouveau bac, le ministère de l’Éducation nationale s'est en effet souvent inspiré de ce qui se fait dans d’autres pays de l’Union européenne en matière d'examen.

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Alors, comment vos homologues allemands, italiens, anglais, suédois, espagnols ou grecs passent-ils leur bac ?

En Allemagne et en Italie : la part belle au contrôle continu

En Allemagne, l’Abitur, raccourci en "Abi" dans le langage courant, donne une part importante au contrôle continu : deux tiers de la note finale de l’examen proviennent des deux dernières années de scolarité. Le dernier tiers vient des épreuves terminales, passées à la fin du lycée, selon un programme variant d’un Land [NDLR: état fédéré d'Allemagne] à l’autre. Si les élèves choisissent une partie de leurs matières, d’autres sont obligatoires : les maths, l’allemand, une langue étrangère ou ancienne et le sport.

À noter que certains lycées français et allemands proposent de passer l’AbiBac, afin de décrocher l’Abi et le bac en une seule séance.

Le baccalauréat italien est l’un de ceux qui a fortement inspiré le nouveau bac français. Pendant la maturità, les lycéens italiens passent en effet un grand oral d’une heure lors duquel ils présentent le mémoire d’un sujet étudié dans l’année avant d’être interrogés par un jury. Cet oral compte pour 30 % de la note finale de l’examen. Pour le reste, ils n’ont que trois épreuves écrites : l’italien et deux épreuves spécifiques à leur filière. Là aussi, le contrôle continu est largement pris en compte, à hauteur de 25 % de la note finale.

Le minimum d'épreuves au Royaume-Uni et en Belgique

Au Royaume-Uni, qui fait (pour l’instant) toujours partie de l’Union européenne, les élèves passent le A-level. Trois matières seulement sont au programme, avec un A-level indépendant pour chacune d’entre elles. Celles-ci sont choisies par les élèves pendant leur scolarité, en fonction de leur projet d’études supérieures. Les notes obtenues aux A-levels, allant de A (la meilleure) à E (la moins bonne) – U signifie que l’élève a échoué – entreront en compte dans leur sélection (ou non) à l’université.

Encore moins de matières pour les élèves de sixième secondaire de Belgique francophone. Pour décrocher le CESS (certificat d’enseignement secondaire supérieur), seules deux épreuves sont au programme : le français et l’histoire.

L'importance des langues en Irlande et en Finlande

En Irlande, après cinq ou six années en cycle secondaire, les élèves passent un leaving certificate. Celui-ci concerne six matières au minimum, dont trois sont obligatoires : l’anglais, l’irlandais et les mathématiques. Pour chaque matière, les élèves choisissent à l’avance un niveau (passable, ordinaire ou supérieur), dont dépendra le nombre de points à décrocher à l’épreuve. Les universités du pays sélectionnent les étudiants en fonction, notamment, du nombre de points obtenus au leaving certificate.

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En Finlande, une seule des quatre épreuves du ylioppilastutkinto est obligatoire pour tous : la langue maternelle, que ce soit du finnois, du suédois ou du sami. Pour les trois autres, les élèves ont le choix entre seconde langue nationale (finnois ou suédois selon leur langue maternelle), langue étrangère, mathématiques et une autre matière littéraire, théologique, sociale ou scientifique parmi 12 choix. Le diplôme est délivré à l’issue des deux sessions du ylioppilastutkinto, sans prise en compte du contrôle continu.

En Grèce et en Espagne, des lycées divisés en séries

De l’autre côté des Pyrénées, le bachillerato espagnol se divise en deux parties. La première se compose de cinq épreuves de tronc commun communes et obligatoires. Pour la seconde, les élèves passent des épreuves de spécialités correspondant à leur série, semblable au futur ex-découpage français : scientifique, économique et social, littéraire ou artistique.

Le lycée grec, lui aussi, se divise en plusieurs séries : sciences humaines et littérature, sciences naturelles et sciences économiques et numériques. À la fin des trois années de lycée, les élèves passent l’apolytirio. Son obtention seule ne suffit pas à entrer dans l’enseignement supérieur. Il faut pour cela également réussir le concours national panhellénique, en sachant que la note exigée pour entrer à l’université dépend d’un département à l’autre.

Quant à la Suède, souvent saluée pour son système éducatif, elle n’organise tout simplement pas d’épreuve à la fin du lycée. Un certificat de fin d’études est simplement délivré aux élèves.

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