1. Commencer à travailler à l’étranger : la bonne stratégie ?
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Commencer à travailler à l’étranger : la bonne stratégie ?

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Partir à l'étranger dès l'obtention peut booster votre parcours professionnel // © Image Source
Partir à l'étranger dès l'obtention peut booster votre parcours professionnel // © Image Source

Démarrer sa carrière hors de l’Hexagone : de plus en plus de jeunes diplômés français en rêvent. Avec en ligne de mire de meilleures conditions d’insertion, l’internationalisation de leur profil et la promesse d’un niveau de salaire conséquent à leur retour en France. Mais préférer l’étranger pour un premier poste, est-ce vraiment payant ? Réponse en 6 vrai/faux.

C’est un fait, les jeunes diplômés français répondent de plus en plus à l’appel de l’international. La dernière enquête d’insertion de la Conférence des grandes écoles (juin 2013) le montre bien : en l’espace d’une promotion, la part des sortants d’une école de commerce ou d’ingénieurs employés à l’étranger est passé de 12,7 % à 15,7 % (dans le détail de 9,8 % à 11,9 % pour les ingénieurs et de 18,2 % à 22,9 % pour les diplômés d’une école de commerce).

“Les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur français sont de plus en plus nombreux à débuter leur carrière en dehors de France. Actuellement, environ 40 % d'une promotion de l’EDHEC part à l'étranger pour son premier emploi”, souligne Manuelle Malot, directrice des carrières et du NewGen Talent Centre de l’école de commerce. La fondatrice et directrice du centre d'études sur les jeunes générations connaît le sujet puisqu’elle est également l’auteur du "Guide du recrutement international" (éditions A2Cmedias). “Ils ne partent pas car le marché est plus fluide à l'étranger, mais avant tout parce qu'ils ont pris goût à l'international pendant leurs études et leurs stages. Leur terrain de jeu s'est élargi, leur marché de l’emploi n’a plus de frontières ...”

Fabien Mailhe, confondateur du cabinet de conseil en RH et en recrutement Timeo-Performance basé à Singapour reçoit une vingtaine de CV par semaine de jeunes diplômés Français qui cherchent du travail en Asie. Un phénomène en augmentation.

L’anti-routine

Parmi leurs motivations : la soif d'aventure, d'exotisme, l'espoir d'une meilleure qualité de vie et, de manière plus pragmatique, d'un salaire plus élevé et d'une expérience valorisée sur un CV… À sa sortie de l'EM Strasbourg, Grégory, 26 ans, n'avait pas envie de rester en France. "Je ne voulais pas perdre mon niveau d'anglais et l'ambiance cosmopolite de mon stage de fin d'études dans une PME de conseil spécialisée dans le pétrole et le gaz créée par des Français et basée à Singapour", raconte le jeune homme, contrôleur financier dans un groupe gazier en Malaisie, après une expérience d’auditeur chez Ernst & Young Luxembourg.

Un choix initial formateur : "À Luxembourg, nous étions 1.000, de 34 nationalités au bureau. Toute la journée, on jonglait entre l’anglais, l’espagnol, le français…" Une expérience grisante et pleine de surprises, qui implique aussi un effort d'adaptation et une certaine motivation.
 

 

Sommaire du dossier
Un premier poste à l’étranger, est-ce facile à trouver ? Un premier poste à l'étranger, est-ce dépaysant ? Un premier poste à l'étranger, est-ce plus de responsabilités ? Un premier poste, est-ce forcément mieux payé qu'en France ? Un premier job à l'étranger, est-ce mieux pour la carrière ? Après un premier job à l’étranger, faut-il absolument revenir en France ?