1. Un premier job à l'étranger, est-ce mieux pour la carrière ?
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Un premier job à l'étranger, est-ce mieux pour la carrière ?

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OUI, MAIS…


À l'heure du retour en France, le marché de l'emploi vous est a priori favorable. Les entreprises, en particulier les grands groupes et leurs filiales, sont friandes de profils internationaux. Réputés plus adaptables, les jeunes pros qui ont roulé leur bosse à l'étranger, séduisent par leur débrouillardise et leur maturité.

"Le taux d’emploi des jeunes en sortie de mission VIE (Volontariat international en entreprise) s’élève à 94 %, et dans 85 % des cas, ces emplois sont en CDI ", remarque Michel Lodolo, directeur du VIE chez Ubifrance.

Et elles semblent prêtes à mettre le prix pour les séduire : "Après un VIE, c'est la promesse d'une rémunération de 10 à 15 % supérieure à des juniors ayant deux ans d'expérience en France", poursuit Michel Lodolo.

Capitaliser sur l'expérience

Gardez cependant à l'esprit que la concurrence existe : "Les juniors ayant tenté leur chance à l'étranger sont de plus en plus nombreux et l'exil ne suffit plus forcément à décrocher un super-job", préviennent les spécialistes. Il faut donc inscrire le retour en France dans un projet cohérent, et plus que sur la zone géographique, insister sur les compétences acquises.

"Le VIE est maintenant considéré comme une véritable première expérience à l'étranger, mais que l'on soit embauché dans la même entreprise ou non, il faut capitaliser sur la fonction exercée et le secteur d’activité", insiste Manuelle Malot, directrice du service carrières de l’EDHEC, fondatrice et directrice du centre d'études sur les jeunes générations, également auteur du Guide du recrutement international (Éditions A2Cmedias). À défaut, si comme pour Clémence, 26 ans, ingénieure diplômée des Arts et Métiers ParisTech, votre première expérience n'a pas été très concluante, il vous restera toujours vos atouts linguistiques et multiculturels à mettre en avant.

Quelles que soient les opportunités au retour, gardez à l'esprit que vous ne retrouverez pas exactement les mêmes conditions d'emploi, surtout si votre expérience a été vraiment responsabilisante. Pour éviter la déception, "dans une certaine mesure, il faut faire un peu abstraction de ce que l'on a vécu avant et revenir avec l'idée qu'on commence une nouvelle étape professionnelle tout en capitalisant sur l'expérience...", conseille Manuelle Malot. Un peu comme après Erasmus...
 

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