1. Supérieur
  2. International et étranger
  3. Étudier à l'étranger : mode d'emploi pour les filières de la santé, les BTS et les DUT
  4. Études à l’étranger : partir en médecine ou en pharmacie
Coaching

Études à l’étranger : partir en médecine ou en pharmacie

Envoyer cet article à un ami

Commerce, droit, sciences sociales et humaines ; les filières qui envoient le plus d’étudiants à l’étranger. Mais, pour ceux qui suivent des études courtes, en alternance ou dans le secteur de la santé, il n’est pas toujours aisé de concrétiser des envies d’ailleurs. Quelques pistes pour les oubliés de la mobilité, extraites du livre "Partir étudier à l’étranger", de Sophie Collet, aux éditions l’Etudiant.

Les études de santé font partie des disciplines les moins mobiles. Les étudiants vivent des années d’études à la fois longues et intenses, qui ne laissent souvent que peu de place à la découverte culturelle.
Lucie, étudiante en pharmacie à Strasbourg, a effectué un stage d’été au Togo. Pendant 2 mois, elle a participé à des programmes de vaccination en milieu rural. Mais elle déplore qu’au cours de son cursus on lui ait peu donné l’opportunité d’aller étudier à l’étranger : "Il y a toujours cette idée que nous allons perdre en qualité de l’enseignement en allant étudier ailleurs. Or je pense que c’est faux !"

Même quand des partenariats existent, les étudiants ne se pressent pas au portillon et préfèrent la formule des stages d’été. Bonne nouvelle : ceux-ci se multiplient et sont désormais éligibles à une bourse Erasmus.


Les initiatives des associations étudiantes internationales

Les associations étudiantes internationales de médecine comme de pharmacie ont mis au point des initiatives très intéressantes pour inciter les étudiants à effectuer des stages à l’étranger. Il s’agit des programmes SCOPE (échanges cliniques), SCORE (échanges de recherche) et SEP (pour la pharmacie), qui reposent sur un principe d’échanges étroits et couvrent le monde entier ! Pour postuler, contactez directement les associations.
Y a-t-il un risque de perdre le rythme très soutenu des études de santé à la française ? C’est la grande question des étudiants en santé. Mais rassurez-vous ! À l’étranger, les études de médecine, par exemple, sont aussi exigeantes et, en général, les étudiants qui participent à un échange ne redoublent pas.

Il est d’ailleurs paradoxal que pas plus de liens ne soient noués au niveau de l’enseignement car, une fois les diplômes acquis, les professions médicales font partie des fameuses "professions réglementées" reconnues à l’étranger ; elles permettent donc une mobilité internationale.



L’expérience barcelonaise de Marc, interne en chirurgie
"En médecine, nous ne sommes pas encouragés à partir car, pour l’hôpital, un interne à l’étranger représente un manque à gagner. Moi, je suis allé 6 mois en stage de chirurgie à Barcelone, de novembre à mai 2010. Mais j’ai dû batailler pour décrocher toutes les autorisations nécessaires : il m’a fallu obtenir l’aval de mon directeur de spécialité et de mon chef de service, mais aussi celui du doyen de ma faculté et du doyen de l’université d’accueil.
Ensuite, mon projet est passé en commission afin que l’Assistance publique, qui paye le salaire des internes, valide le projet. Au total, cette préparation aura duré 1 an. En Espagne, j’ai travaillé à un rythme très différent. Les journées commençaient à 8h30 et se terminaient entre 23h et 2h du matin. C’était vraiment intense ! Mais j’ai apprécié cette période. J’ai pu appréhender le fonctionnement d’un autre système de santé. Je regrette que les expériences à l’étranger ne soient pas plus généralisées dans notre cursus."

Pour aller plus loin : Étudier à l’étranger : partir avec Erasmus+, comment ça marche / Sept conseils pour bien postuler à un programme d'échanges / Jeunes diplômés : comment décrocher son premier emploi à l'étranger

Sommaire du dossier
Retour au dossier Études à l’étranger : partir pendant son BTS ou son DUT Études à l’étranger : partir en médecine ou en pharmacie