Le coût des études aux États-Unis

publié le 19 Août 2011
2 min

Les États-Unis ont déjà attiré plus d’un quart des étudiants en mobilité dans le monde. Attention à la sélection drastique et aux coûts souvent exorbitants. Quelques points de repère sur la réalité de l’american dream, extraits du livre "Partir étudier à l’étranger", de Sophie Collet, aux éditions l’Etudiant.

Des installations high-tech et ultrasécurisées, avec, par exemple, des cartes magnétiques d’identification, un suivi personnalisé, des cours de haut niveau… Une formation aux États-Unis coûte cher, très cher.

Et ce n’est pas tout : "En plus des frais de scolarité, il faut compter entre 1.000 et 2.000 $ de budget mensuel selon la ville, plus 1.000 $ au minimum pour les livres à acheter en début d’année, et parfois prévoir l’achat d’un ordinateur portable", estime Céline Ouziel.
 

Des frais de scolarité records
 

Deux types d’universités cohabitent aux États-Unis. Céline Ouziel explique : "D’un côté, les universités publiques, les state universities, sont subventionnées par l’État. Leurs droits de scolarité débutent autour de 12.000 $ par an. Pour les plus chères, comme Berkeley ou UCLA, les montants s’établissent plutôt autour de 30.000 à 35.000 $."

Les universités privées, elles, tirent leurs ressources des frais d’inscription et de contributions des entreprises privées. "On se situe alors à des niveaux de 25.000 à 40.000 $ en moyenne, évalue Céline Ouziel. Mais pour un MBA à Columbia ou Harvard, il faut compter 60.000 $." Ces coûts prohibitifs expliquent d’ailleurs la relative faiblesse de la mobilité française vers le géant américain : en 2008-2009, 7.000 étudiants français avaient obtenu un visa pour les États-Unis, alors qu’ils étaient plus de 28.000 à partir en Europe rien qu’avec Erasmus.

La "relation client" entre professeur et étudiants

Conséquence des sommes d’argent engagées (du moins dans les établissements les plus réputés), "une certaine relation marchande s’instaure entre profs vendeurs et étudiants acheteurs", note David.

Les professeurs sont notés par leurs élèves et ceux qui reçoivent de mauvaises appréciations ne sont pas reconduits. "Pour un Français, ces rapports peuvent sembler un peu choquants, mais il ne faut pas s’y arrêter car il y a aussi à y gagner : tout n’est pas toujours intéressé, et les profs savent aussi se montrer de bons conseillers", remarque David.
 

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