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Erasmus+ : Brexit oblige, le Royaume-Uni attire moins

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Le Royaume-Uni : seule destination Erasmus à attirer moins les étudiants français en 2018. // © plainpicture/Gavin Withey
Le Royaume-Uni : seule destination Erasmus à attirer moins les étudiants français en 2018. // © plainpicture/Gavin Withey

INFOGRAPHIE. Suite à l'annonce du Brexit, les mobilités Erasmus vers la Grande-Bretagne sont en baisse depuis trois ans. Toutefois, le Royaume-Uni reste la deuxième destination préférée des étudiants français derrière l'Espagne, toujours numéro 1.

Le Brexit n'est toujours pas entré en vigueur mais il produit déjà ses effets. 4.498 étudiants français avaient franchi la Manche en 2016–2017 dans le cadre d'Erasmus+. Ils étaient 250 de moins l'année suivante, alors que toutes les autres destinations voient leurs échanges progresser en nombre.

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À commencer par l'Espagne, qui reste la destination favorite : 5.281 étudiants français y sont allés étudier en 2017–2018. Au total, l'an passé, ce sont 47.276 Français qui ont pu bénéficier d'une mobilité en Europe. Permettant ainsi à près des trois quarts des demandes d'être satisfaites. Un record en rapport avec la forte hausse de budget de l'agence Erasmus France.

Erasmus + plus professionnalisant

Les demandes des bourses de stages sont en constante augmentation, signe de l'intérêt des jeunes pour des expériences professionnelles à l'étranger. L'agence Erasmus France a comptabilisé 16.171 étudiants stagiaires en 2017–2018 sur 31.105 mobilités d’études. Ils étaient moins de 10.000 trois ans plus tôt.

Que ce soit pour suivre un stage ou des études, il est également possible de partir via Erasmus+ hors d'Europe. 383 étudiants sont ainsi partis en Russie et 570 autres dans les Balkans, l'année passée grâce au programme européen .

Vers plus de mobilités longues pour les apprentis ?

Depuis 1995, les lycéens professionnels, les alternants et donc les stagiaires peuvent à leur tour profiter d'une mobilité Erasmus+. Ils sont 18.468 à en avoir bénéficié l'an passé, mais souvent pour des courtes durées : 27 jours en moyenne contre 190 jours pour des étudiants de l'enseignement supérieur.

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À peine 2.000 jeunes apprentis ont pu partir en mobilité longue (plus de trois mois – Erasmus pro). Pourtant, l'immense majorité (86 %) d'entre eux souligne que leur employabilité s'est nettement améliorée suite à leur mobilité Erasmus+.

La récente réforme de l'apprentissage doit permettre de lever des obstacles juridiques et sociaux au départ en Europe pour les jeunes de la formation professionnelle. Des référents mobilité vont être nommés dans les CFA (centres de formations d'apprentis). La ministre du Travail table sur 15.000 apprentis par an en Erasmus pro à partir de 2022.