1. Erasmus+, mode d’emploi
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Erasmus+, mode d’emploi

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Partir en Erasmus+ se prépare, découvrez tous nos conseils. // © Getty Images/Stockdisc
Partir en Erasmus+ se prépare, découvrez tous nos conseils. // © Getty Images/Stockdisc

Vous n'imaginez pas finir vos études sans un stage ou un échange à l'étranger. Erasmus+ peut vous permettre de concrétiser ce rêve. Voici les réponses à toutes vos interrogations avant de faire le grand saut et de vivre pleinement cette expérience.

Les 12 et 13 octobre 2018 auront lieu les #ErasmusDays 2018 dans plus de 25 pays en Europe et dans le monde. L'occasion de fêter le programme d'échanges Erasmus+, qui a aujourd'hui plus de 30 ans.  Au programme : de nombreux événements comme des concours de vidéos, des concerts, des forums emploi, etc. Si vous aussi vous avez envie de partir étudier à l'étranger le temps d'un semestre ou plus, voici ce qu'il faut savoir.

1. À qui s'adresse Erasmus+ ?

Le programme européen intègre tous les dispositifs d'échanges dans le cadre de l'enseignement et de la formation, du collège à la vie active. Y participent des jeunes issus de toutes les filières du supérieur – BTS, DUT, universités, écoles d'art, de commerce, d'ingénieurs… – ainsi que des lycéens, des demandeurs d'emploi ou encore des professeurs.
La mobilité concerne aussi les apprentis ! En 2017, sur 43.000 étudiants partis avec Erasmus+, les apprentis étaient 6.800. Enfin, avec Erasmus+, il est possible d'effectuer des stages en entreprise. Vous pourrez y gagner en autonomie, en qualification technique et en ouverture d'esprit

2. Quelle destination choisir ?

Outre les 28 États membres de l'Union européenne (UE), le programme inclut l'Islande, la Macédoine, le Liechtenstein, la Norvège et la Turquie. Mais attention, vous ne pouvez pas postuler dans tout cursus qui vous intéresse, sur tout le continent. Pour qu'un séjour entre dans le cadre d'Erasmus+, il faut qu'un accord ait été conclu entre les établissements d'origine et ceux d'accueil. Vous pouvez vous procurer la liste des partenariats auprès des enseignants référents de votre établissement.

Quid du Royaume-Uni après le Brexit ? Tant que la Grande-Bretagne n'est pas officiellement sortie de l'UE, les mobilités se poursuivent dans les mêmes conditions. Ensuite, le pays pourra choisir de rester ou non membre du programme.

Lire aussi : Partir étudier à l'étranger : les destinations qui font le plus rêver

3. À quel moment partir ?

Erasmus+ est accessible dès l'âge de 14 ans pour des mobilités de deux à douze mois, en principe. Cependant, la durée minimale peut être réduite à quinze jours dans le cadre des formations en apprentissage ou peut s'élever à trois mois pour un séjour d'études postbac.

Dans le supérieur, il est possible de profiter plusieurs fois d'Erasmus+ au cours de sa formation, à raison d'un départ à chaque cycle – licence, master, doctorat –, sauf en première année de licence où vous êtes censé prendre vos marques dans le supérieur.

Au-delà de ces règles générales, consultez vos enseignants, dont le feu vert est indispensable. Certaines périodes ne seront pas propices à un départ, par exemple si vous devez terminer des projets cruciaux pour valider un diplôme.

Autre élément à prendre en compte : le calendrier des candidatures. Pour un départ à la rentrée 2018-2019, les premières réunions d'information ont eu lieu... à l'automne 2017. Un conseil : anticipez !

4. Faut-il parler couramment la langue du pays d'accueil ?

Tous les enseignants vous le répéteront : on ne part pas avec Erasmus+ pour s'initier à une langue étrangère mais pour étudier dans cette langue. Il faut donc être capable de tenir une conversation. Le niveau requis est précisé dans les conventions signées entre les établissements partenaires. Dans le supérieur, il s'agit en général du niveau B2 ("utilisateur indépendant") du CECRL (Cadre européen commun de référence pour les langues), ou de celui qui est attendu pour le baccalauréat. La plupart des établissements prévoient un entretien en langue étrangère pour tester vos compétences.

5. À quelles aides financières prétendre ?

Même si vous partez un an à l'étranger, c'est dans votre établissement d'origine, en France, que vous vous inscrivez. Vous n'aurez pas de frais de scolarité dans l'université d'accueil. Cependant, prévoyez un budget pour le voyage, le logement et la vie quotidienne sur place, car ils restent à votre charge dans la plupart des cas.

Pour vous aider, Erasmus+ propose des bourses adaptées au coût de la vie de votre destination. Dans l'enseignement supérieur, si vous êtes boursier sur critères sociaux, les versements sont maintenus pendant votre séjour.

Lire aussi : Passeport mobilité, bourse Erasmus... : les aides à la mobilité étudiante

6. Quelles chances a-t-on de voir sa demande acceptée ?

Outre maîtriser la langue du pays, mieux vaut être également bon dans les autres disciplines. Il peut y avoir à l'arrivée dans votre établissement d'accueil quelques flottements, ne serait-ce que pour vous habituer à d'autres méthodes de travail. Avant de vous donner le feu vert, les établissements font le point sur vos résultats scolaires et votre motivation.

Prenez le temps ensuite de bien vous renseigner sur les établissements visés. Certaines destinations étant très prisées, vous aurez à formuler plusieurs vœux. Bien sûr, tout le monde n’obtiendra pas son premier choix ! Panachez donc bien vos demandes.

Lire aussi : Étudier à l'étranger : 10 choses à faire avant de partir

7. Comment valider son semestre ou son année ?

Si vous partez en mission dans une entreprise, une convention de stage est établie entre les établissements d'origine et d'accueil et vous-même, afin que l'expérience s'inscrive dans votre cursus. Si vous faites un séjour dans une université ou une école, vous définirez avec un enseignant référent un "contrat d'études", qui récapitule tous les cours auxquels vous devrez assister.

Le système d'équivalences européen permet de valider les examens réussis dans le cadre de votre diplôme français. Dans votre établissement d'accueil, vous rejoignez la promotion correspondant à votre niveau de formation en France, mais des ajustements d'emploi du temps sont possibles. Il se peut que certains modules délivrés par l'établissement partenaire soient en léger décalage avec votre programme d'origine, parlez-en bien avec votre professeur référent Erasmus+.

Plus d'infos

Avec Erasmus+, vous pouvez aussi partir en dehors du cadre scolaire. Soit en participant à un échange de groupe pendant une à trois semaines avec Erasmus+ Jeunesse et Sport. Soit en partant en SVE (service volontaire européen), dans une association ou une collectivité pendant deux à douze mois.

Sur Facebook : Agence Erasmus+ France Jeunesse et Sport.
Sur Twitter : @ErasmusplusJeun. Les hashtags : #Erasmusplus ; #SVE.

Pour s'informer sur Erasmus+ : generation-erasmus.fr.