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Erasmus+ : partir étudier en Europe, pour quoi faire ?

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Près de sept étudiants sur dix choisissent un pays européen pour réaliser une partie de leur cursus à l’étranger. // © Adobe Stock/Jonathan Stutz
Près de sept étudiants sur dix choisissent un pays européen pour réaliser une partie de leur cursus à l’étranger. // © Adobe Stock/Jonathan Stutz

Parmi les destinations phares des étudiants français : les pays européens. Une démarche souvent facilitée par le programme Erasmus+. Quels sont les avantages, les inconvénients et pourquoi partir en Europe tout simplement ? Voici quelques pistes à explorer.

L’Europe a la cote : près de sept étudiants sur dix choisissent un pays de la région pour réaliser une partie de leur cursus à l’étranger. En tête, la Belgique, qui semble réunir tous les critères tels que la proximité géographique et la francophonie. Parmi les destinations européennes qui plaisent aussi : le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et la Roumanie. Des pays accessibles très facilement pour les étudiants, notamment grâce au programme Erasmus+.

Les destinations favorites des étudiants en Europe

Rang Destinations Nombre d'étudiants en 2016
1 Belgique 16.856
2 Royaume-Uni 12.076
3 Allemagne 6.955
4 Espagne 5.434
5 Roumanie 2.169
6 Pays-Bas 1.430
7 Italie 1.364
8 Luxembourg 984
9 Hongrie 588
10 Irlande 581

Source : Chiffres Campus France 2019 sur la mobilité sortante des étudiants français. N'ont été conservées que les destinations européennes intégrées au programme Erasmus (28 pays de l'Union européenne + la République de Macédoine du Nord, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Serbie et la Turquie).

Erasmus : un gain financier

"Pourquoi partir avec Erasmus+ ? Parce que ça coûte moins cher !", s’exclame Valérie Montembault, chargée de mission Europe au CIDJ (centre d’information et de documentation jeunesse). C’est en effet l’un des nombreux avantages du programme. Vous ne payez que les frais de scolarité français et vous pouvez conserver vos bourses. "Si vous décidez de partir seul dans un établissement britannique, vous devrez débourser environ 9.000 €, ce qui n’est pas le cas avec Erasmus+."

Lire aussi : Bourses : toutes les aides financières pour étudier à l'étranger

De plus, si vous partez étudier 3 à 12 mois à l’étranger, le programme vous donne la possibilité d’obtenir une bourse de mobilité. Le montant varie de 170 à 370 € par mois selon la destination. Attention, la bourse Erasmus+ n’est pas automatique, cela dépend de critères sociaux. Mais d’autres aides existent comme celles du Conseil de l’Europe, du CROUS, de votre région voire du fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE) de votre établissement.

Un encadrement garanti

Autre avantage : la simplification des démarches. "Les étudiants n’ont rien à faire, assure Valérie Montembault. L’établissement s’occupe de tout." Ou presque. Une fois que votre demande d’études à l’étranger est acceptée, vous devez à la fois vous inscrire dans votre établissement français mais aussi dans votre établissement d’accueil. Pour ce qui est de votre santé, c’est à vous de demander la carte européenne d’assurance maladie. Idem pour les billets d’avion aller-retour et tous les frais liés au déplacement.

Cependant, pour ce qui concerne vos études, le processus est beaucoup plus simple. Votre diplôme est reconnu en France grâce à la validation des crédits, appelés ECTS. Erasmus+ vous donne aussi accès à une plate-forme en ligne (OLS – Online linguistic support) pour vous familiariser avec la langue de votre pays d’accueil.

La carte des établissements participant au programme Erasmus
L'agence Erasmus+ a créé une carte répertoriant tous les établissements français de l'enseignement supérieur participant au programme Erasmus+. Près de 850 écoles peuvent ainsi vous proposer de partir à l'étranger via ce dispositif. Cela vous permet d'avoir une idée plus précise des mobilités envisageables selon l'établissement sélectionné.

Lire aussi : #Erasmusdays 2019 : les lycéens à la découverte du programme Erasmus+

Se démarquer grâce à des destinations moins populaires

Peut-être que les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie vous font davantage rêver que les 34 pays européens proposés par le programme, mais partir moins loin peut aussi vous permettre de gagner des points. "Aujourd’hui, des pays comme la Slovénie, la Pologne, la République tchèque ou les Pays-Bas ont tendance à émerger. D’une part, parce qu’on y parle anglais, et d’autre part, car le coût de la vie est beaucoup plus abordable que dans les pays nordiques par exemple."

Lire aussi : Dix questions à se poser avant d'envisager des études à l'étranger

D’après Valérie Montembault, ces destinations peuvent être un plus sur votre CV puisqu’elles permettent aussi de découvrir une autre culture. "Attention, on ne dit pas pour autant qu’il faut privilégier ces pays. Le plus important est d’abord de choisir un cursus qui correspond à son projet d’études avant de réfléchir à la destination. Il faut se demander ce qui est pertinent et ce que cela peut nous apporter en particulier."

Informez-vous donc le plus en amont possible auprès du bureau des relations internationales pour en savoir plus sur le programme Erasmus et les accords avec les établissements étrangers.

Et si on ne veut pas partir avec Erasmus+ ?

Les établissements français ont généralement plusieurs accords bilatéraux avec d’autres établissements étrangers. Ce qui leur permet d’envoyer des étudiants en Europe et parfois même au-delà. Vous validez ainsi un diplôme français et reconnu dans votre pays d’accueil. Mais dans ce cas, pas de bourses Erasmus. L’encadrement, quant à lui, est tout aussi important.

Pour aller plus loin : Erasmus+ : et si vous faisiez votre stage en Europe ? / Erasmus+ : 5 idées reçues sur le programme d'échanges européen / Brexit : quel impact sur les étudiants en Erasmus+ ? / Erasmus+ : Brexit oblige, le Royaume-Uni attire moins