Erasmus+ : trois étudiants partagent leur expérience de mobilité en Europe

Par Hippolyte Loechner, publié le 19 Janvier 2022
6 min

Ils ont choisi l’Autriche, l’Irlande ou l’Espagne. Jules, Pauline et Julie partagent leur expérience en Erasmus et vous livrent quelques clés pour que vous puissiez faire le bon choix.

Réaliser une mobilité Erasmus+ pendant sa deuxième année d'études : ils en ont rêvé, ils l'ont fait ! Jules, 20 ans, étudiant à l’UTC de Compiègne (60) a rejoint pour six mois la Technische Universität de Vienne en Autriche. Pauline, 21 ans, en licence LEA (langues étrangères appliquées) à Arras (62), a elle aussi posé ses valises pendant six mois à l'étranger, à l’Institute of Technology de Sligo en Irlande. Quant à Julie, 20 ans, étudiante en licence d'espagnol (LLCCER) à Lille (59), direction l’Universidad de Sevilla en Espagne pour une année entière.

Pour tous les trois, c’est le désir de changement, d’indépendance et surtout le souhait d’améliorer leur deuxième langue qui les ont amené à vivre cette expérience.

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Choisir son pays Erasmus+ en fonction de la langue

Les trois étudiants sont unanimes, le critère essentiel en partant en Erasmus est de progresser dans la langue que l’on étudie. Cela a été la principale motivation de Pauline, déçue de sa licence, qu’elle imaginait centrée sur la pratique. Le choix du pays s’est ensuite fait selon ses envies : "Je voulais partir dans un pays anglophone d’Europe du Nord mais à cause du Brexit, je n’ai pas pu aller en Écosse." Son choix s’est donc porté sur l’Irlande.

Pour Julie et Jules, l’objectif était plutôt d’améliorer leur aisance à l’oral pour compléter au mieux leurs formations et leurs compétences. Julie hésitait entre l’Espagne et l’Amérique latine, et c’est finalement la proximité avec la France qui l’a rassurée pour cette première expérience. Alors que Jules a préféré miser sur un pays qu'il connaissait déjà pour l'avoir visité plus jeune pour des vacances : l'Autriche.

Avide de rencontres et de découvertes, Jules a choisi Vienne, la capitale de l'Autriche, pour réaliser sa mobilité Erasmus+.
Avide de rencontres et de découvertes, Jules a choisi Vienne, la capitale de l'Autriche, pour réaliser sa mobilité Erasmus+. // © Photos fournies par le témoin

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L’aspect financier, un critère primordial pour une mobilité internationale

En dehors de la langue, le critère financier semble lui aussi déterminant pour choisir sa destination Erasmus+. Si vous hésitez entre plusieurs pays ou villes, le coût de la vie peut être décisif. Renseignez-vous bien avant votre départ.

Plus particulièrement sur le coût des logements. Jules a privilégié la capitale autrichienne pour son faible coût de la vie : "Le prix des logements n’était pas très cher." Tout comme les transports, puisqu’avec seulement cent euros, il a pu accéder six mois aux transports en commun de la ville.

Pauline, partie dans un pays beaucoup plus onéreux, l'Irlande, s'est renseignée sur les aides financières accessibles, en plus des bourses du programme Erasmus+. Elle recommande de travailler l’été, afin de mettre un peu d’argent de côté "pour pouvoir profiter sur place sans se serrer la ceinture !"

Autre astuce : faire le choix d’une ville qui n'est pas une capitale. À Séville, où est partie Julie, le coût de la vie est environ trois fois moins cher qu’à Madrid avec peu de différences sur la qualité de vie. Autant de "petites" différences qui peuvent s'avérer utiles pour choisir sa destination.

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Cours, ambiance, rencontres, cadre de vie : à chacun ses critères

Mais bien d'autres critères peuvent avoir leur importance pour choisir LA destination Erasmus+ de vos rêves. Pauline recherchait surtout à suivre des cours captivants dans un endroit où elle pourrait être sereine et dépaysée. Les paysages sublimes de l’Irlande l’ont convaincue et les cours étaient à la hauteur de ses attentes. Selon elle, les professeurs sont très à l’écoute et font réellement apprécier les cours. La ville de Sligo lui a également donné envie de s'y installer : "Je m’y sens en sécurité. Je sortais beaucoup dans les bars et en boite, et je n’ai jamais eu peur de rentrer seule."

Jules, quant à lui, souhaitait faire de belles rencontres et vivre de nouvelles expériences à l’étranger. Entourée de montagnes et de lacs, Vienne l'a complètement séduit. Une ville vivante où l'on peut faire des randonnées aux environs ou "boire des bières devant l’église Saint-Charles-Borromée". Pour faire des rencontres pendant le confinement, l'étudiant avait sa propre méthode : "Comme il faisait beau et qu’on avait le droit aux activités sportives, j’ai acheté un ballon de basket, et j’ai joué un peu partout dans Vienne." Cela lui a permis de découvrir de nouveaux endroits et de rencontrer d'autres étudiants étrangers.

Un objectif également partagé par Julie. Faire le choix de prendre une colocation a été l’une de ses meilleures décisions pour faire des rencontres et créer de fortes amitiés avec des Espagnols. Séville lui a aussi permis d'avoir une vraie vie étudiante remplie d'activités et de sites à visiter : "Souvent, le soir, on pouvait se poser au bord du fleuve Guadalquivir où beaucoup de jeunes se rejoignaient. Ce sont de trop bons souvenirs."

Vous l'aurez compris, même s'il existe autant de critères que d'étudiants, le but d'une mobilité reste toujours la même : s'épanouir et repartir avec des souvenirs inoubliables. Donc quels que soient vos critères et votre destination, lancez-vous !

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