Etudes à l’étranger : les différents scénarios possibles pour la rentrée 2020

Par Pauline Bluteau, publié le 14 May 2020
5 min

À l’annonce du confinement, en mars dernier, la majorité des étudiants en mobilité à l’étranger ont été rapatriés en France. Mais qu’en est-il pour ceux qui devaient partir à la rentrée prochaine ? Si les perspectives sont encore floues, plusieurs scénarios pourraient être envisagés.

Cela fait partie des grands points d’interrogations liés à la crise sanitaire actuelle. Aujourd’hui, personne n’est capable de dire comment la situation va évoluer en France et dans le monde dans les prochains mois. Pour tous les étudiants qui devaient s'expatrier pour effectuer leur cursus à l’étranger dès la rentrée 2020, la question reste donc en suspens. Plusieurs hypothèses sont à l’étude du côté des écoles et les universités. Voici un aperçu de ce qui pourrait éventuellement se profiler.

Scénario 1 : toutes les frontières rouvrent d’ici septembre

Ce serait le scénario idéal. Depuis le 4 mai, quelques pays comme l’Espagne et la Belgique ont entamé le déconfinement. Même si les voyages dans ces pays restent interdits à l’heure actuelle et que l’ouverture est progressive, la situation évolue dans le bon sens. D’ici l’été, la majorité des frontières pourraient s’ouvrir, ce qui permettrait aux étudiants de partir.

C’est d’ailleurs pour cela que les établissements incitent leurs étudiants à continuer leurs démarches normalement, et ce quelle que soit la destination concernée. En France, les universités réfléchissent à proposer des cours à distance aux étudiants internationaux si jamais la rentrée devait avoir quelques semaines de retard. C’est aussi ce qui pourrait se profiler pour vous en attendant que la situation se débloque complètement et que vous puissiez obtenir votre visa par exemple. Tenez-vous prêt.

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Scénario 2 : seuls les séjours en Europe sont autorisés

D’après les établissements, le plus probable serait que seuls les pays de l’espace Schengen ouvrent leurs frontières à la rentrée. Les pourparlers sont en cours entre les universités européennes, même si elles ne sont pas les seules décisionnaires. Certains pays frontaliers pourraient tout de même décider de ne pas accueillir d’étudiants européens au premier semestre, en dépit du déconfinement.

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Là encore, rien n’est sûr, mais les mobilités en dehors de l’espace Schengen sont menacées. En tout cas pour un départ au premier semestre. Les étudiants concernés sont donc invités à prendre contact avec le service des relations internationales de leur établissement pour en savoir plus. Ecoles et universités assurent se tenir prêtes à accompagner et soutenir leurs étudiants pour trouver des solutions : une autre destination ou un report de leur mobilité.

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Scénario 3 : les départs à l’étranger doivent être repoussés à 2021

Europe ou non, tous les séjours à l’étranger pourraient bien être impactés d’ici septembre. Ce serait le scénario "catastrophe" comme l’affirment les universités. Aujourd’hui, tous les pays, des Etats-Unis à l’Australie, en passant par le Canada, le Royaume-Uni ou l’Allemagne refusent d’accueillir des voyageurs, et ce quel que soit le motif et "jusqu’à nouvel ordre". Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères conseille toujours aux Français d’annuler ou de reporter leur(s) séjour(s) à l’étranger. Même son de cloche pour l’Agence Erasmus+ et Campus France qui se basent sur les directives du gouvernement.

Les établissements envisagent donc déjà de proposer à leurs étudiants de repousser leur expatriation au deuxième semestre, à partir de janvier 2021, voire même à la rentrée 2021. Que vous deviez effectuer une mobilité obligatoire ou non durant votre cursus, pas d’inquiétude, les établissements s’adapteront et vous ne serez pas pénalisé.

Un conseil : contactez votre établissement pour connaitre la procédure à suivre (qui n’est peut-être pas encore tout à fait définie à l’heure actuelle) et renseignez-vous sur le site du ministère, France Diplomatie, pour être informé en temps réel.

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