Étudier à Québec: ils l’ont fait!

Par L'Etudiant Fab, publié le 20 Decembre 2021
9 min

Vous rêvez de faire le grand saut et d’étudier au Canada? Guillaume, Manon, Adrien et Léo l’ont fait. Leur parcours et leur profil sont bien différents, mais ils ont un point en commun : tous ont choisi l’Université Laval, à Québec.

Guillaume : de Strasbourg à Québec

Guillaume est arrivé à Québec à 17 ans, directement après avoir passé son bac en France. Après plusieurs séjours linguistiques en famille d’accueil au Canada, il s’est pris de passion pour le pays et a choisi d’y faire ses études universitaires.

« L’Université Laval répondait à tous mes critères. Originaire de Strasbourg, je n’avais pas envie de me perdre à Montréal, je voulais une ville francophone à taille humaine. Québec me semblait plus agréable avec son centre historique et ses espaces verts. ULaval était également très bien classée avec une excellente réputation, tout en restant beaucoup plus abordable qu’une école de commerce en France. »

Parti pour faire un baccalauréat, l’équivalent de la licence en France, Guillaume a rapidement décidé qu’il ne voulait plus repartir comme il l’avait prévu au départ.

« Je me suis inscrit au baccalauréat et je suis tombé en amour avec le Québec. J’ai décidé de rester et de poursuivre mes études pour devenir comptable professionnel agréé (CPA, l’équivalent du diplôme d’expert-comptable) avec un DESS en comptabilité publique. Par la suite, j'ai commencé ma carrière au sein du cabinet international EY, pour ensuite devenir analyste financier pour iA Groupe financier, un groupement de sociétés d’assurance et de gestion de patrimoine qui gère 214,5 G$ d’actif! D’un point de vue concret, c’est le dynamisme économique et le taux de chômage très bas qui m’ont fait réaliser les belles possibilités d’avenir qu’offre la région. »

L’expérience ULaval a permis à Guillaume de se construire une carrière ambitieuse.

« Un mois après mon arrivée sur le campus, j’ai rejoint une association politique dans laquelle j’ai rencontré de nombreux contacts qui m’ont permis d’avoir aujourd’hui un parcours dont je suis fier : j’ai été élu conseiller des Français de l’étranger, un poste rattaché au Consulat de France à Québec! Mon passage à l’Université Laval, l’influence de mes professeurs et les activités associatives m’ont donné les moyens de sortir de ma zone de confort pour me dépasser et atteindre mes objectifs.

C’est une motivation au quotidien de vivre dans un pays où tout est possible, où les barrières sont moins nombreuses qu’en France. Mon conseil serait de sauter le pas sans hésiter, l’aventure est très enrichissante. »

Manon et Adrien : un tournant inattendu

Manon et Adrien quant à eux sont arrivés ensemble à Québec accompagnés de leur chien pour y terminer leurs études de 2e cycle après avoir obtenu leurs licences en France. Manon explique :

« Nous avons deux cursus différents, j’étais en licence de biologie et j’avais pour projet de faire un stage ou une session à l’étranger dans le cadre d’un master.

– Adrien : Et moi, je finissais aussi une licence et il n’y avait aucune école de commerce qui m’intéressait. Une expérience à l’international me tentait également alors on a choisi le Québec pour son côté francophone et sa culture différente. »

À l’Université Laval, leurs parcours respectifs ont pris un tournant inattendu, particulièrement pour l’étudiante :

« Au départ, je voulais faire une maîtrise professionnelle avec stage. J’ai opté pour une maîtrise avec mémoire parce que j’étais vraiment intéressée par la Faculté de pharmacie. Finalement, j’ai tellement aimé ce cursus que j’ai continué avec un doctorat en sciences pharmaceutiques! Après des études de sage-femme et une réorientation en biologie, j’ai trouvé ma voie. Je suis bien, donc je reste!

– Adrien : De mon côté, après une ou deux sessions, j’ai sympathisé avec une enseignante dont le cours a été une révélation pour moi et j’ai demandé à être auxiliaire d’enseignement et de recherche. Ensuite, j’ai accepté un contrat de recherche pour restructurer un cours de MBA et début 2020, j’ai commencé ma première charge de cours. Même si la pandémie a mis fin à cette activité, j’ai été sollicité pour participer à la rédaction d’un livre sur cette matière. C’était ma première expérience après le diplôme. Et depuis janvier, je suis conseiller à la gestion des études à la FSA, la faculté dans laquelle j’ai obtenu mon MBA gestion stratégique de projet. J’avais la chance d’avoir mes contrats de correction en attendant la bonne occasion et finalement j’ai obtenu le job de mes rêves dans l’entreprise que je visais.

– Manon : Ces opportunités, on ne les aurait jamais eues en France, en particulier pour moi en recherche.

– Adrien : Et jamais je n’aurais obtenu un poste bien payé avec autant de responsabilités et des conditions de travail très avantageuses juste après mon diplôme! J’ai eu la chance de travailler à la FSA pendant mes études et d’avoir de bonnes recommandations, ce qui m’a aidé à décrocher ce poste. »

Plus qu’un projet d’études, c’était un projet de vie pour le couple qui planifie son avenir à Québec.

« Nous avons acheté un condo grâce à l'immobilier accessible à Québec, notre projet à long terme est de nous établir ici.

– Manon : Nous sommes maintenant résidents permanents du Canada. Nous ne sommes jamais restés aussi longtemps au même endroit, c’est bon signe! »

Faire de la recherche à l’Université Laval

Enfin, Léo est venu faire son doctorat en droit au sein de la Chaire Jean Monnet en intégration européenne.

« J’ai découvert l’Université Laval un peu par hasard lors d’un stage au Luxembourg. J’ai rencontré un ancien doctorant qui avait collaboré avec M. Delas, mon directeur de recherche, spécialiste du droit international et européen. J’étais à la recherche d’une faculté en Europe pour faire ma thèse sur les politiques migratoires européennes et ma prise de contact avec le professeur Delas m’a permis d’en apprendre plus sur les avantages qu’ULaval offre aux doctorants. D’abord, la liberté de choisir le sujet et l’axe de recherche de sa thèse. Il a su m’orienter vers un sujet intéressant et porteur dans le milieu de la recherche. Ensuite, le système québécois au doctorat est différent de celui en France : il est à la fois structuré, avec des cours obligatoires, et flexible, car le doctorant peut s’organiser comme il l’entend. Et dans le cadre de mes recherches, être au Québec, c’est travailler dans un environnement plus neutre sur les questions européennes. »

Plus qu’un lieu de recherche, ULaval est pour Léo un véritable lieu de vie et d’épanouissement.

« Je suis sportif et j’ai découvert que l’Université Laval possède sur son campus le plus grand complexe sportif universitaire de l’est du Canada, le PEPS. J’ai fait du saut à la perche pendant plus de 20 ans en France, alors j’ai contacté l’entraîneur et il m’a intégré dans les effectifs du Rouge et Or, l’équipe universitaire de l’Université. Je suis vraiment satisfait de pouvoir recommencer à pratiquer ce sport qui me permet de m’accorder une pause dans mes travaux de recherche.

Je fais également partie de l'Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIES). S’impliquer est un bon moyen de s’intégrer dans la communauté étudiante. Dans cette association, je porte la voix des étudiantes et des étudiants étrangers, je trouve ça intéressant! »

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