Si vous voulez Londres, cassez votre tirelire

Par Virginie Bertereau, publié le 02 Novembre 2009
4 min

Chloé est étudiante en master 1 de droit comparé franco-britannique à l'université d'Assas. Fin août, la jeune Parisienne de 22 ans a traversé la Manche pour étudier un an à UCL (University College of London) dans le cadre d’un échange Erasmus. Elle raconte son expérience.

Chloé, jeune étudiante française en droit installée à Londres,  vit dans un appartement presque neuf de 30 m² environ. "L’université me proposait de vivre en résidence mais j’habite toute seule depuis le bac. Je suis habituée à une certaine liberté. Ma mère vit à Toulon donc cela ne me change pas trop d’être à Londres ou à Paris. La séparation avec mes amis est plus difficile… Ils me manquent, même si je suis bien entourée ici. Cela fait partie des sacrifices… Mais tous doivent venir me voir !", confie l’étudiante. En outre, par pur hasard, Chloé se retrouve à deux étages de l’une de ses meilleures copines. "Quand on s’exile pour un an, il ne faut pas céder à la tentation des coups de cafard. Profitez de l’expérience pour faire plein de choses que vous n’avez pas l’habitude de faire, visitez le pays", conseille-t-elle.

Un budget logement revu à la hausse


Chloé a trouvé son logement et signé son bail en 3 jours. "C’était juste le temps dont je disposais quand je suis venue une première fois en août. J’ai passé mes journées dans les agences immobilières. Un exercice impressionnant car je ne m’exprime pas parfaitement en anglais, et je parais jeune. Après ça, j’ai osé me lancer pour parler". L’étudiante a trouvé "facilement" son appartement car elle a revu son budget à la hausse. "J’avais prévu 200 £ par semaine. Je paie finalement 240 £, soit 960 par mois (NDLR : 1100 € par mois). En résidence, j’aurais probablement payé 170 £ la semaine". Son immeuble est situé à "1 minute 45 de la fac avec des talons", donc elle ne paie pas de frais de transports, qui coûtent très cher à Londres. "Ici, il n’y a pas de Velib’ et ça me manque ! Les Anglais prennent facilement le bus ou le taxi le soir car, contrairement à ceux de Paris, les chauffeurs acceptent les mini-courses". L’étudiante débourse également 30 € par semaine pour la nourriture.

4 € l’année à UCL !


Dans son budget, la petite Française n’a pas eu à prévoir les frais d’inscription prohibitifs demandés par les facs anglaises (environ 3.300 € par an pour une formation de bac à bac + 3/4 et 7.700 € pour une formation de niveau supérieur). L’avantage de l’échange Erasmus… "On paie le même prix qu’en France, soit environ 400 €. Pour ma part, je suis boursière donc je ne paie que 4 €". Chloé bénéficie en outre d’aides diverses : la bourse Erasmus (entre 150 et 200 € par mois), celle de la Ville de Paris, celle de l’Ile-de-France et une bourse de mobilité de l’Education nationale. "En gros, je touche donc 1.000 € par mois. Seul hic : il n’y a pas un versement mensuel, mais un en décembre et un en avril. Il faut donc débourser une certaine somme au départ. Et là, heureusement qu’il y a les parents !".

Serveuse à l’anniversaire de la reine


Pour compléter, Chloé travaille comme hôtesse/serveuse dans l’événementiel de luxe. Par exemple, elle peut être réquisitionnée pour l’anniversaire ou un dîner de la reine, ou un lancement de produits de grandes marques. Le tout pour un salaire de 6,5 £ de l’heure (6,6 €). "Ce n’est pas évident de trouver un petit boulot ici car les employeurs veulent tous des lettres de recommandation d’Anglais. Pour multiplier mes chances, j’ai surfé sur les sites Internet dédiés aux jobs étudiants et j’ai fait traduire mon CV par mon meilleur ami actuellement à New York". Pour Chloé, trouver un petit boulot est naturel. "J’ai toujours travaillé, donc c’est comme ça ! Et puis c’est bien pour améliorer mon anglais et rencontrer des gens", se justifie-t-elle. 

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