Etudier en Australie : "Après 28 heures d’avion, j’étais contente d’atterrir au soleil"

Par Pauline Bluteau, publié le 05 Juin 2020
6 min

Cette année, Léa aurait dû la passer à plusieurs milliers de kilomètres de la France : en Australie. Après deux mois installée au pays des kangourous, l’étudiante a dû plier bagage à cause de la pandémie de coronavirus. Sans regrets, elle revient sur cette courte expérience qui lui a donné envie de repartir dès que possible.

Pour sa troisième année à Sciences po Toulouse, Léa, 20 ans, devait effectuer une partie de son cursus à l’étranger. En juillet 2019, elle part pour l’Autriche et effectue un stage à l’ambassade de France à Vienne. À son retour, en janvier dernier, l’étudiante prépare à nouveau ses valises mais cette fois, pour suivre ses études à 17.000 kilomètres de la métropole… en Australie. Une destination qui la faisait rêver depuis longtemps déjà.

À la découverte d’une culture et de paysages incroyables

"J’ai commencé à préparer mon voyage en novembre, quand j’étais encore à Vienne. Mon objectif était surtout de pouvoir améliorer mon anglais. Et même si on part d’abord pour les cours, la découverte culturelle est aussi importante. Je n’ai pas été déçue. Ce qui m’inquiétais surtout avant de partir, c’était les 'bushfire' (incendies). Par chance, tout s’est arrêté juste avant mon départ.

D’ailleurs, après 28 heures dans les airs, trois avions différents et dix heures de décalage horaire, j’étais contente d’arriver en Australie ! En février, c’était encore l’été, j’ai pu profiter du beau temps avant de commencer les cours à l’université de Macquarie à Sydney", détaille Léa.

Une partie de la Great Ocean Road dans l'Etat de Victoria, en Australie.
Une partie de la Great Ocean Road dans l'Etat de Victoria, en Australie. // © Photo fournie par le témoin

"La première semaine est réservée à l’intégration des étudiants internationaux. On a donc eu des visites guidées du campus qui est immense : il y a un lac en plein milieu ! L’université organise de nombreux événements pour qu’on apprenne à se connaitre et qu’on puisse découvrir la ville. Pour ce qui est des cours, ils ne se déroulent pas tout à fait comme en France. Avant de partir, j’avais fait le choix de prendre des cours que l’on n’a pas à Toulouse : sur la politique australienne ou l’histoire des aborigènes, par exemple. Au total, je n’avais que 12 heures de cours par semaine mais beaucoup de travail personnel à réaliser. Notamment pour les TD (travaux dirigés) : il y a une très grande place accordée aux débats. Parfois, j’étais la seule étrangère mais comme les profs sont bienveillants, on est vite encouragé à prendre la parole.

Après un mois de cours, l’université a fermé à cause de la pandémie de coronavirus. Tous les étudiants internationaux ont été invités à quitter le pays. Je suis donc rentrée début avril. C’était très frustrant. Aujourd’hui, je suis obligée de suivre les cours à distance", poursuit l’étudiante.

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La vie en Australie : points forts, point faibles

Malgré les circonstances exceptionnelles qui l'on conduite à rentrer, Léa estime avoir profité de son séjour en Australie. À son arrivée, elle a voyagé trois semaines dans le pays. Le climat, les plages, les paysages et les grands espaces naturels font partie des principaux points forts de l’Australie, selon l’étudiante. Dès ses premiers jours sur l’île, Léa a également été frappée par l’accueil chaleureux des Australiens. "Dès qu’on est perdu, ils n’hésitent pas à venir nous aider, s’exclame-t-elle. Dans les magasins aussi, dès que tu rentres, on te demande si ça va. C’est surprenant au début mais en fait, j’ai trouvé ça très sympa. On se rend vite compte que les Australiens sont assez cools et ouverts."

Un passage sur l'île de Tasmanie avant de reprendre le chemin de l'université.
Un passage sur l'île de Tasmanie avant de reprendre le chemin de l'université. // © Photo fourni par le témoin
D'après Léa, les plages australiennes sont à couper le souffle.
D'après Léa, les plages australiennes sont à couper le souffle. // © Photo fourni par le témoin

C’est d’ailleurs sans aucune difficulté que l’étudiante a pu s’intégrer à la vie australienne. À Sydney, Léa a également été séduite par le cosmopolitisme. "Il y a un mélange de cultures incroyable entre les Européens, les Asiatiques, les Orientaux, c’est très appréciable."

Pour ce qui est des inconvénients, l’étudiante pointe du doigt le prix des loyers. D’après elle, quel que soit le logement, le prix de l’immobilier reste très élevé : "Autour de 700–800 euros pour un studio ou une chambre en colocation". Pour le reste, le coût de la vie semble légèrement plus élevé qu’en France. Vigilance aussi sur les insectes et autres animaux dangereux que vous pourriez croiser. "Il y en a, c’est vrai, des araignées et des serpents qu’il vaut mieux éviter, mais que l'on croise seulement si on sort des villes", précise Léa.

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Prendre le temps de préparer son voyage

Avant de pouvoir profiter du pays, l’étudiante recommande de bien s’y préparer. Notamment concernant la partie administrative. "On a tout un dossier à monter et des documents à envoyer pour s’inscrire à l’université. Mais le plus important, c’est de ne pas perdre de temps avec sa demande de visa car il faut se rendre à Paris pour donner ses empreintes." À savoir : pour obtenir votre visa étudiant, vous devez souscrire une assurance australienne (OSHC). Prenez également votre billet le plus tôt possible pour profiter des bons plans.

Autre conseil : inutile de chercher un logement avant votre arrivée en Australie. D’après Léa, les visites sont quasi-obligatoires, ce qui rend les choses beaucoup plus difficiles à distance. Pas de panique, les offres sont très nombreuses et la colocation très répandue. Léa a quant à elle préféré anticiper en louant une chambre sur son campus universitaire. "Une fois que tout est prêt, on n'a plus qu’à en profiter !"

Fiche Australie-étudiante

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