1. Ivan, Erasmus+ en Italie : "Cela m’a fait grandir rapidement"
Témoignage

Ivan, Erasmus+ en Italie : "Cela m’a fait grandir rapidement"

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Diplômé d'un master en histoire, Ivan est aujourd'hui assistant d'éducation dans un lycée de Montargis (45). // © Ariane Pinel pour l'Etudiant
Diplômé d'un master en histoire, Ivan est aujourd'hui assistant d'éducation dans un lycée de Montargis (45). // © Ariane Pinel pour l'Etudiant

Ivan a toujours souhaité partir en Erasmus+. À 25 ans, dans le cadre du SVE (service volontaire européen), il s'est envolé pour l'Italie et a travaillé auprès de réfugiés. Il raconte son expérience.

"Jeune, je voulais profiter du programme Erasmus mais j'avais des problèmes de santé. J'étais fragile psychologiquement. On m'avait dit qu'il valait mieux que je ne parte pas." Pour Ivan, Erasmus+ a failli devenir synonyme de frustration. C'est son professeur d'anglais qui lui a redonné espoir : "J'étais en licence d'histoire de troisième année, et ce professeur m'a dit : 'Cela serait une erreur de ne pas partir'. Je me souviendrai toujours de cette phrase." L'enseignant lui parle alors du SVE (service volontaire européen) : c'est une façon de séjourner à l'étranger tout en travaillant dans une association ou une ONG (organisation non gouvernementale) en tant que "volontaire". 

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Le bon moment pour partir

"À 25 ans, j'ai senti que c'était le bon moment pour me lancer dans cette aventure. Je devais faire cette expérience malgré les opportunités d'évolution qui se présentaient dans mon travail. J'ai pris contact avec des organisations en Italie, notamment avec une association qui gérait des centres d'accueil pour réfugiés et demandeurs d'asile. Le contact est tout de suite bien passé. J'ai déposé ma demande et je suis parti."

En 2012, Ivan se rend ainsi dans le Tyrol italien, en tant que traducteur-interprète, pendant neuf mois. "Je parle anglais, espagnol, italien et un peu russe. Je traduisais mais je faisais aussi des projets d'intégration avec les réfugiés bangladais, marocains, pakistanais : sorties en montagne, préparation des repas dans les centres, etc. Les Nord-Africains m'appelaient 'grand frère'. Ces personnes n'ont rien, sauf leur humanité dans leur dénuement. Leur côté fraternel m'a fait beaucoup de bien. Avec eux, j'étais un humain simplement. Et cela m'a libéré de beaucoup de choses et m'a fait grandir rapidement."