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Portrait

L'adieu au volontariat international et à la Corée

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Jean-Michel, originaire d’Alsace, a suivi ses études d’ingénieur en Bretagne, avant de partir travailler à Grenoble. Attiré par l’Asie, il prend l’initiative de proposer à Thales un volontariat international en entreprise (VIE) pour partir en Corée. Banco : 10 mois plus tard, il part s’installer à Busan, 2e ville du pays après Séoul. De retour en France depuis août 2009, il raconte son aventure…

Bien que la langue de travail de Jean-Michel soit l’anglais, il tient à apprendre le coréen. Il décide de suivre des cours du soir. Déjà, avant de partir, Jean-Michel avait abordé un étudiant coréen, rencontré dans un tram, pour lui proposer un échange linguistique. "Nous nous voyions environ trois heures chaque semaine pour discuter. Lui perfectionnant son français, moi, mon coréen." Totalement immergé dans la culture coréenne, Jean-Michel ne revient en France qu’une seule fois, pour passer Noël en famille. Il repart, début 2009, jusqu’à son come-back, définitif cette fois, pour la France, au mois d’août de la même année.

 

Atterrissage difficile

 

Il vit son retour à contrecœur. "Je n’avais pas envie de rentrer, mais c’était trop compliqué de rester", résume-t-il. Depuis la rentrée 2009, Jean-Michel cherche du travail en France, car pour partir en VIE (volontariat international en entreprise), il avait dû démissionner de la SSII qui l’employait. Il aimerait travailler à l’import-export. "Le VIE est très bien perçu en tant qu’expérience sur un CV et j’ai quelques pistes qui devraient aboutir, je l’espère, avant la fin de l’année. Ce qui pose problème, c’est quand il faut parler, lors des entretiens d’embauche, de ma précédente rémunération."

Le salaire perçu pendant un VIE est en effet non négociable. Le montant (non imposable) que touchent les volontaires dépend de la zone géographique. "Pendant les deux premiers mois en France, j’ai perçu l’équivalent d’un SMIC, et lorsque j’étais en Corée, je recevais environ 2000 euros par mois d’indemnités." Une somme correcte pour la Corée, mais très inférieure à ce que gagne un ingénieur en France qui affiche déjà 4 années d’expérience professionnelle, comme c’est le cas pour Jean-Michel.
 

Un parcours "exotique"

 
Jean-Michel a conscience aussi de l’originalité de son expérience. "Idéalement, j’aimerais retourner travailler en Corée, mais je sais que le choix de cette destination “exotique” ne me permet pas, aujourd’hui, de capitaliser dessus pour repartir. A l’avenir, cependant, je suis persuadé que le développement économique de ce pays entraînera de nouvelles opportunités."

Si c’était à refaire, en tout cas, Jean-Michel repartirait sans hésitation, car il se rend bien compte qu’il a vécu une expérience unique en Corée. "Si on a envie de découvrir un pays, le volontariat est une alternative très intéressante par rapport à un autre contrat de travail. Il ne faut pas hésiter à contacter des entreprises pour leur proposer un projet de départ", conclut-il.

Pour aller plus loin : Volontariat International en Entreprise (VIE) : s'expatrier sans expérience / Jeunes diplômés : comment décrocher son premier emploi à l'étranger / Débuter à l’étranger : comment réussir son entretien d’embauche

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