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Portrait

Le volontariat international sur place : une année intense

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Jean-Michel, originaire d’Alsace, a suivi ses études d’ingénieur en Bretagne, avant de partir travailler à Grenoble. Attiré par l’Asie, il prend l’initiative de proposer à Thales un volontariat international en entreprise (VIE) pour partir en Corée. Banco : 10 mois plus tard, il part s’installer à Busan, 2e ville du pays après Séoul. De retour en France depuis août 2009, il raconte son aventure…

En descendant de l’avion, à Séoul, le 6 mai 2008, Jean-Michel ressent une légère appréhension. Pas à cause de l’éloignement, puisqu’il avait hâte de se retrouver en Corée, mais le poids des responsabilités s’impose à lui. "À ce moment-là, je me rends compte que je suis le seul représentant de l’entreprise dans le pays et que c’est à moi que revient le rôle d’interface entre le client et Thales", explique-t-il. Avant de se mettre au travail, il se rend à la mission économique. "Là-bas, on me donne la liste des autres VIE (volontariat international en entreprise) dans le pays, mais la plupart sont installés à Séoul. Or je dois me rendre à Busan, une ville portuaire dans laquelle résident peu de Français."

Les clés du studio


Arrivé à Busan, après quelques heures de train, Jean-Michel n’est pas trop dépaysé. "C’est la première ville que j’avais visitée à l’été 2006. Je l’ai choisie pour y habiter, car elle est à proximité du client. Bien sûr, j’aurais préféré vivre à Séoul, mais c’était vraiment trop loin. Et puis je n’allais pas faire la fine bouche : j’avais enfin atteint mon but !" D’autant qu’il prend ses marques dans un studio correct (qu’il échangera par la suite pour un trois-pièces), dans une résidence située dans un quartier animé de la ville. "En général, les VIE doivent se loger par eux-mêmes, mais en Corée, les propriétaires demandent des cautions tellement élevées que ce sont les entreprises qui prennent en charge l’hébergement", ajoute-t-il.

Premier jours à Busan

volontariat internationalLa première semaine, Jean-Michel s’acclimate doucement à sa nouvelle vie. "J’étais comme à demi éveillé. Le temps a glissé pendant que je me repérais dans le quartier ; j’ai fait quelques courses, je me suis installé pour travailler, en partie, chez moi. Et puis, très vite, j’ai été happé par la vie professionnelle et les déplacements en bus chez le client." Son travail consistait à coordonner les équipes sur un projet partagé entre la France et la Corée. "J’étais le référent méthodologique et technique sur site, explique-t-il. Je m’occupais du suivi de l’affaire, ainsi que de la communication avec notre client."

La boxe et la photo


Adepte de karaté (il est ceinture marron) et de jiu-jitsu en France, Jean-Michel décide de continuer le sport en Corée. Il s’inscrit dans un club de boxe thaï et se lie d’amitié avec des Coréens. Il fait aussi la connaissance de jeunes qui pratiquent la photo, une autre de ses passions. "Il y a beaucoup d’étrangers à Busan qui viennent sur place pour enseigner l’anglais. C’est ce qui fait la richesse de la ville. Je trouvais plus intéressant de ne pas rencontrer que des expatriés français, même si j’en ai connu quelques-uns, pour pouvoir m’ouvrir à d’autres cultures." Seul ou avec des amis, Jean-Michel voyage les week-ends pour découvrir davantage le pays, alimentant son blog et sa galerie de photos en ligne.

Pour aller plus loin : Volontariat International en Entreprise (VIE) : s'expatrier sans expérience / Jeunes diplômés : comment décrocher son premier emploi à l'étranger / Débuter à l’étranger : comment réussir son entretien d’embauche

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