1. Ma vie d'étudiante à Florence : Tifaine goûte à la dolce vita
Témoignage

Ma vie d'étudiante à Florence : Tifaine goûte à la dolce vita

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La capitale de la Toscane est à taille humaine, au plus grand bonheur de Tifaine. // © Photo fournie par le témoin
La capitale de la Toscane est à taille humaine, au plus grand bonheur de Tifaine. // © Photo fournie par le témoin

Tifaine, étudiante à l'IEP de Bordeaux, est partie six mois à Florence. L’occasion pour elle de découvrir une autre pédagogie, axée sur l'oral, mais aussi l'art de vivre à l'italienne, dans la Cité au lys rouge.

Florence, une "ville magnifique", selon Tifaine, 19 ans, étudiante en deuxième année à l’IEP de Bordeaux. Si l’Italie n’était pas son premier choix dans le cadre de son année obligatoire à l'étranger, elle ne regrette pas sa destination : "Tout s’est fait à la dernière minute. Je devais aller à Istanbul, mais le départ a été annulé à cause des attentats. Je me suis finalement retrouvée à l'université de Florence, ce qui me convient très bien !".

L'oral à l'honneur

L’organisation des enseignements diffère de celle que l’on connaît en France. Les examens prennent la forme d'oraux qui ont lieu trois fois par semestre. Les étudiants choisissent eux-mêmes les dates qui leur conviennent lors des différentes sessions de passage. "Ça nous laisse le temps de nous préparer, mais quand on n'est pas habitué à ce système, on peut avoir tendance à repousser les révisions", avertit Tifaine.

Autre originalité : la jeune fille qui est en deuxième année de licence, suit aussi des cours en master : "On choisit chaque cours spécifiquement et on fait soi-même son planning".

Les travaux dirigés, qui réunissent 30 à 40 élèves, sont donnés en italien et en anglais. Dans la forme, ils ressemblent aux nôtres, mais l'objectif pédagogique diffère un peu : "Il y a beaucoup de théorie, pas vraiment de ligne directrice. Il s’agit avant tout d’assimiler des connaissances".

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À portée de bourse

Le coût de la vie est globalement une bonne surprise. Un ticket de bus coûte par exemple 1,20 €, et Tifaine paye 23 € son abonnement mensuel.

En revanche, la jeune fille a rencontré quelques difficultés pour trouver un hébergement. Ses recherches ont duré un mois : "Une fois sur deux, on me répondait qu’il y avait beaucoup de demandeurs. J’ai dû loger sur place pendant deux semaines afin de mener des recherches efficaces". Elle vit actuellement en colocation avec deux Italiennes et une Thaïlandaise. Une formule qui lui revient à 500 € par mois, tout compris.

Pour financer son séjour, Tifaine a reçu une bourse Erasmus+ d'un montant de 2.700 €. Une somme qu’elle a confiée à ses parents, qui lui reversent chaque mois 300 €. La région Nouvelle Aquitaine lui a également octroyé une aide.

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 Une petite ville où il fait bon vivre

La capitale de la Toscane est à taille humaine et ses petits commerces font le bonheur de Tifaine. "J’adore la ville le matin. Je vais souvent au marché Sant’Ambrogio acheter mes fruits et mes légumes." L'étudiante profite également d'un supermarché sur le campus qui pratique des tarifs interéssants.

Le quartier Santo Spirito, connu pour ses poèmes que des anonymes collent sur les murs, est un des lieux préférés de Tifaine : "Il y a moins de monde que dans le centre touristique et pas mal de street art. Notre œil est toujours attiré par quelque chose."

La taille de la ville donne aussi l’occasion d’échanger facilement avec les Florentins : "Il ne se passe pas un jour sans que je ne parle à quelqu’un. Les Italiens sont très sympathiques." Seul bémol : "une drague un peu lourde" qui ne fait pas mentir les clichés. "Là-bas, même les policiers nous sifflent !"

Des petits désagréments qui ne l’empêchent pas de se rendre au Jazz Club avec ses amis... et de profiter de la dolce vita.