Une année à l’étranger après le bac, pour quoi faire ?

Par Bruno Magliulo, publié le 13 Mars 2013
2 min

Ne prenez pas la décision de partir à l'étranger sans avoir préalablement défini ce que vous allez faire durant votre séjour. Est-ce que vous partez "pour le fun", histoire de prendre du recul, de voir du pays, ou parce que vous avez un projet de formation ? Celui-ci peut être de plusieurs sortes : faire un stage en entreprise, travailler en tant que jeune fille au pair, suivre des cours de langue dans un établissement d'enseignement spécialisé, faire une première année d'études supérieures.

Dans les deux cas (celui de l'oisiveté comme celui de l'activité encadrée), vous pourrez sans aucun doute développer, construire votre personnalité... mais l'impact scolaire ne sera évidemment pas le même.

Travailler et étudier une langue

Pierre, parti neuf mois en Australie, témoigne : "Depuis longtemps, j'étais fasciné par l'Australie. Mon bac ES en poche à 19 ans, je ne savais pas trop quelles études supérieures choisir, et j'étais loin d'être bon en anglais. Je me suis dit qu'une année là-bas, ce serait super. J'en ai parlé à mes parents qui ont d'abord hésité, puis ont fini par accepter. Trois semaines après mon arrivée, vers la mi-septembre, j'étais logé dans une résidence pour étudiants, et j'avais trouvé un petit boulot correctement payé : barman, quatre soirs par semaine. Dans le même temps, je me suis inscrit dans un établissement scolaire privé afin de me perfectionner en anglais. Aujourd'hui, je suis en troisième année de licence de droit en France et je vais sans doute me spécialiser en droit international, avec pour avantage mon excellent niveau en anglais. J'envisage même de retourner en Australie pour faire mon deuxième cycle dans une université partenaire de la mienne à Grenoble."

Partir à l'aventure

Il n'est certes pas interdit de partir une année "à l'aventure", sans projet précis, tirant seulement profit des rencontres et des découvertes faites au fil des mois. Cela peut être très intéressant, mais il faut alors accepter les contreparties d'une démarche de ce genre : avec quels revenus va-t-on financer son séjour ? Et surtout, qu'aura-t-on acquis au terme d'un tel voyage au regard des études supérieures qu'il va bien falloir entamer en France un an après ?

Retrouvez des informations complémentaires dans notre dossier ”International et étranger”.

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