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Coaching

Une année à l’étranger après le bac : tenir compte de son projet d’études supérieures

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Une année à l'étranger ne sera pas perçue de la même manière selon que l'on vise une filière sélective ou non : avant de vous lancer dans un tel projet, renseignez-vous sur les conséquences, les démarches à suivre, les options à privilégier… un étudiant averti en vaut deux !

Filières sélectives : attention, danger !

On ne le sait pas forcément, mais il y a grand danger à partir un an à l'étranger entre sa classe de terminale et sa demande d'admission en filière supérieure sélective. Pourquoi ? Parce que le jury de sélection considérera que le candidat est certes meilleur en langue mais moins bon dans la plupart des autres matières, puisqu'il a "décroché" depuis un an. Pour être clair, dans ce genre de formations (celles qui sélectionnent sur dossier), priorité est donnée aux bacheliers de l'année. Les autres ne viendront que dans un second temps.

Si la sélection se fait sur concours, vous devrez revenir en France pour passer les épreuves écrites puis orales. Cela raccourcira d'autant votre séjour à l'étranger. Il vous faudra également préparer ce ou ces concours tout au long de l'année, ce qui, à l'étranger, n'est pas donné à tout le monde. Mais si vous êtes organisé et motivé, c'est tout à fait envisageable.

Mieux vaut bien négocier son départ

Bien sûr, certains établissements pratiquant la sélection sur dossier se montrent plus ouverts que d'autres. Mais vous devrez dans ce cas vous attendre à un entretien beaucoup plus pointu, pendant lequel il vous sera demandé de prouver que cette année vous a renforcé, qu'elle avait du sens par rapport à l'orientation choisie.

Pour Daniel Peyron, directeur général du groupe Sup de Co La Rochelle, il est préférable de s'engager dans un cursus avant de partir à l'étranger : "Dans nos écoles, nous conseillons à ceux qui veulent partir une année à l'étranger de commencer par se présenter normalement aux épreuves de nos divers concours durant leur année de terminale. Au moment de l'entretien de motivation, le candidat évoque le projet d'année sabbatique à l'étranger et demande à être reçu pour en parler plus en profondeur avec un responsable de l'école. En d'autres termes, il s'agit de négocier avec nous le report d'un an d'une admission qui, dans ce cas, leur est garantie."

Filières non sélectives, c'est plus simple !

Pour les admissions dans les filières universitaires non sélectives, la question se pose moins. Mais si vous ne rencontrez pas de difficulté pour intégrer la filière de votre choix – il suffit de ne pas rater les procédures d'inscription –, vous aurez sans doute du mal à replonger dans l'atmosphère "études" que vous aurez quittée pendant un an. C'est un peu comme un sportif qui cesse de pratiquer pendant un an avant de recommencer : les premiers temps sont inévitablement difficiles.

Retrouvez des informations complémentaires dans notre dossier ”International et étranger”.

Pour aller plus loin : Chat "Partir étudier à l'étranger : quand, comment, où ?" / Commencer à travailler à l’étranger : la bonne stratégie ? / Partir faire ses études à l’étranger après le bac, une bonne idée ? / Partir à l'étranger pour suivre un stage de langue intensif

Sommaire du dossier
Retour au dossier Une année à l’étranger après le bac, pour quoi faire ? Une année à l’étranger après le bac : tenir compte de son projet d’études supérieures Témoignage : Amélie, 18 ans, serveuse à Londres Témoignage : Sylvain, 21 ans, parti en Australie Témoignage : Céline, 21 ans, en première année de LLCE (langues, littératures et civilisations étrangères) portugais Conseils pratiques et liens utiles pour partir à l'étranger