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Décryptage

Partir étudier à l'étranger : comment choisir votre destination

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Vous sélectionnez à la fois la ville où vous allez vivre et l'établissement qui vous accueillera : réfléchissez à ces deux aspects. // © Fotolia
Vous sélectionnez à la fois la ville où vous allez vivre et l'établissement qui vous accueillera : réfléchissez à ces deux aspects. // © Fotolia

Une année de mobilité peut vous permettre de réaliser un rêve ou au contraire de découvrir un endroit où vous n'auriez jamais pensé habiter ! Alors ne vous focalisez pas uniquement sur une ville : pensez également à la faisabilité de votre projet. À quels critères faut-il prêter attention ? Conseils extraits de l'ouvrage “Partir étudier à l'étranger” de Sophie Collet.

Lancer une fléchette sur le planisphère fixé au mur des toilettes, est-ce vraiment une bonne idée ? Pour choisir votre destination, vous pouvez miser sur d'autres critères.

Bien sûr, la langue que vous désirez travailler doit rester un facteur décisif pour votre choix. Pour l'anglais, souvenez-vous que vous pourrez le pratiquer ailleurs que dans les pays purement anglophones. En Asie, en Scandinavie ou encore aux Pays-Bas, la langue de Shakespeare est fréquemment utilisée.

Autre critère : la sélection à l'entrée. Si des universités anglaises prestigieuses risquent d'être très demandées, un échange à Cracovie attirera certainement moins de candidats et améliorera vos chances de voir votre dossier accepté.

Privilégiez un échange existant

Votre établissement vous proposera une liste de destinations d'échanges. Saisissez cette chance, même si certaines villes ne vous avaient pas inspiré a priori !

En accord d'échanges, les procédures sont simplifiées. Les services internationaux des universités organisent en général l'accueil des étudiants étrangers, avec un pot de bienvenue, des visites de la ville, voire les aident dans leur recherche de logement et les procédures administratives.

Solène est partie à Berlin et elle a apprécié cette aide multiforme : “Depuis la France, j'avais contacté le service des étudiants étrangers, l'Akademisches Auslandsamt, grâce auquel j'avais obtenu une chambre en cité U. Et, à notre arrivée, des responsables étaient disponibles pour nous expliquer le fonctionnement des cours à l'allemande. C'est vraiment utile notamment quand on ne maîtrise pas encore bien la langue !” raconte-t-elle.

Lire aussi : Partir à l'étranger seul ou en échange : quelles différences ?

Bien choisir la ville où vous vivrez…

Les expériences les plus enrichissantes ne sont pas forcément celles qui font le plus rêver a priori. Berlin, San Francisco, Londres, Madrid, Shanghai… Ces métropoles aux noms évocateurs éveillent chez beaucoup des envies d'ailleurs. Cependant, ces grandes villes balisées par le tourisme, le commerce international et les flux d'étudiants venus des quatre coins du globe, beaucoup d'autres Français les auront aussi choisies. “Dans une petite ville, on a plus de chances de lier connaissance avec des étudiants locaux”, estime Marine. Elle a rencontré beaucoup de jeunes Espagnols lors de son stage de quatre mois à Carthagène, dans le sud du pays.

Évaluez aussi l'investissement financier. Vous fantasmez sur New York depuis votre plus tendre enfance ? Un séjour d'échanges représentera l'occasion idéale de découvrir la Grosse Pomme, notamment si vous êtes exempté de frais de scolarité grâce à un accord d'échanges. Mais sachez aussi que vous payerez le prix fort pour tous les à-côtés. Logement, transport, nourriture… ne représentent pas un petit budget à New York.

Lire aussi : Comment financer une année d'études à l'étranger ?

… et votre établissement d'accueil

Si par exemple vous voulez entrer dans une université américaine, le processus d'identification de l'établissement idéal prend tout son sens : depuis la France, il n'est pas évident de savoir quelle formation choisir dans les quelque 4.000 structures qui existent outre-Atlantique !

Des classements internationaux d'universités paraissent dans la presse chaque année. Le plus prestigieux reste pour beaucoup le classement de Shanghai (chinois), ensuite viennent celui du CHE (Centre for Higher Education Development, allemand) et enfin celui du “Times Higher Education Supplement” (anglais). Ces palmarès très attendus sont néanmoins à considérer avec prudence. Ils comportent des limites méthodologiques, avertit l'agence CampusFrance, la structure nationale chargée de l'attractivité de l'enseignement supérieur français.

En effet, les classements sont établis surtout en fonction du nombre d'articles publiés par les chercheurs dans des revues scientifiques, en anglais. Par conséquent, les universités plus petites, ou non anglophones, même si elles dispensent un enseignement de haut niveau, sont désavantagées. N'oubliez pas que vous pourrez acquérir une excellente formation dans d'autres structures que celles occupant la tête des classements.

Lire aussi : Shanghai, QS, THE… à quoi peuvent vous "servir" les classements internationaux ?

Pour faire le bon choix, commencez déjà par rechercher des établissements qui proposent des formations correspondant à votre programme d'études. Sur leur site Internet, lisez en détail les contenus des cours, puis intéressez-vous à d'autres paramètres. Combien d'étudiants étrangers fréquentent cette université ? Est-elle située en ville, en banlieue, à la campagne ? Comment les cours sont-ils organisés (nombre d'étudiants par cycle, noms des professeurs…) ? La scolarité sur place est-elle associée à des services particuliers (transports par exemple) ? Et bien sûr, l'élément décisif si vous ne partez pas en échange : quel est le montant des frais de scolarité ?

Une fois que vous avez croisé la cote de l'établissement avec les autres paramètres, n'hésitez pas à demander conseil à vos profs ou à des étudiants étrangers originaires de ce pays. Leur avis vous permettra d'établir une stratégie réaliste en fonction de votre niveau et de vos aspirations. Du temps de gagné et des déceptions éventuelles évitées !

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Partir étudier à l'étranger”,
par Sophie Collet.