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Partir étudier aux États-Unis : comment ils sont entrés à Harvard ou au MIT

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Chaque année, quelque 8.000 jeunes Français partent étudier dans une université américaine. Environ 200 d’entre eux sont inscrits dans l’une des deux institutions les plus prestigieuses au monde : Harvard et le MIT. Comment les intégrer ? Comment se déroule la formation ? Cinq jeunes racontent leur parcours et leur expérience sur place.

Situés à Cambridge, près de Boston, l'université de Harvard et le MIT (Massachusetts Institute of Technology) offrent une panoplie de formations des plus larges et un enseignement à la carte.

 
Bienvenue à Harvard, indétrônable numéro 1 du classement de Shanghai, avec 44 prix Nobel et 8 présidents américains au tableau de ses anciens diplômés. Dans ses 10 facultés, de la médecine au droit, en passant par la littérature et le business, cette université privée installée à Cambridge, près de Boston, comptait 26.000 étudiants à la rentrée 2012. Dont une centaine de Français. 

À deux stations de métro de là, le MIT (Massachusetts Institute of Technology). Cet autre fleuron de l’université américaine, voire mondiale, accueille également une centaine de Français parmi ses quelque 10.000 étudiants. Connu pour ses centres de recherche en sciences dures, de l’automatisme industriel à la biochimie, en passant par les nouvelles technologies de l’information, le MIT compte aussi nombre d'élèves en sciences humaines, des sciences de l’éducation à l’anthropologie sociale.
 
Harvard compte plus de 90 bibliothèques dont la bibliothèque Widener, l’une des plus
importantes bibliothèques universitaires du monde avec plus de 15 millions de références.

 

Un vaste choix de spécialité

Cette offre de formations qui semble illimitée, avec des possibilités de mêler à l’infini les matières, est ce qui frappe d’emblée quand on arrive dans l’une ou l’autre de ces deux institutions. À l’exemple de Rémi, 24 ans, diplômé de l’ENSAM (École nationale supérieure des arts et métiers). Sélectionné en Master of Sciences au MIT pour ses compétences en mécanique, il travaillait au bout de quelques semaines avec des étudiants en biologie sur les cellules souches et l’amélioration des thérapies contre le cancer. "Il me semble qu’en France ce genre d’ouverture serait impossible, estime le jeune Français. Ici, les disciplines se mêlent, les étudiants aussi. Chacun est invité à découvrir d’autres matières que sa spécialité d’origine en choisissant des modules de cours à la carte."

Le MIT se décompose en 27 départements, de l’architecture aux sciences physiques.
 

Des cours à la carte

À la carte ! L’expression s’applique parfaitement à la "shopping week", cette semaine de rentrée où les étudiants, notamment en Bachelor, font leur marché parmi un millier de disciplines, à Harvard comme au MIT. C’est à ce moment-là que se construisent les emplois du temps. On compte rarement plus d’une quinzaine d’heures par semaine, le plus souvent dans des classes de 10 à 25 personnes, avec une proximité avec les enseignants, une approche pédagogique basée sur l’échange et l’encouragement, une évaluation toujours très positive.

La disponibilité des profs est par ailleurs une marque de fabrique des universités américaines. Elle est instituée par un système d’"office hours", c'est-à-dire des heures obligatoires réservées pour les rencontres professeurs-étudiants tout au long de l’année.
 

Diverses modalités d’entrée et de financement

La grande majorité des étudiants français sélectionnés à Harvard comme au MIT est en master, en PhD (le doctorat) ou en MBA (Master of Business Administration). Étant donné le niveau exigé en anglais pour entrer en Bachelor, les rares Français qui y ont été sélectionnés après leur bac passé en France sont anglophones.

La plupart de ceux qui intègrent un master, un PhD ou un MBA sortent d’une grande école, le plus souvent en tête de leur promotion.
Avec un avantage évident : ils bénéficient de bourses, voire le plus souvent de la gratuité des études, via un échange avec leur école d’origine, un financement par leur entreprise ou un statut de “teaching assistant” (enseignant assistant) pour les PhD. Mais s’ils économisent les 35.000 € par an de frais de scolarité, reste à financer la vie sur place, et notamment le logement, plus cher qu’à Paris (comptez de 800 à 1.000 € par mois de loyer pour un studio). Un investissement qui reste donc lourd mais rentable.
 
 

INFOS UTILES
- Réponses à vos questions sur les démarches administratives (passeport, visa, inscriptions universitaires…)
- Des conseils et des infos sur les aides et les bourses, et pour avoir la liste par critère de tous les campus américains.
- Le site de la Commission franco-américaine d’échanges universitaires et culturels.
- Le site de la MICEFA (Mission inter­universitaire de coordination des échanges franco-américains).
- Le site de l’ISEP (International Student Exchange Programs).
- Un site d’informations pratiques très complet sur les études aux États-Unis.
 

Pour aller plus loin : Harvard, Stanford, MIT… : 5 conseils pour intégrer les meilleures facs américaines / Chat : comment partir étudier aux Etats-Unis / Comment partir faire ses études aux États-Unis ?

Sommaire du dossier
Étudiants français : ce qui vous attend pour entrer à Harvard ou au MIT Tarek : "À Harvard, le système universitaire américain ne force pas à la spécialisation" Sarah : "On ne va pas à Harvard pour faire chic ou joli sur le CV" Audren : "Au MIT, tu peux compter sur le soutien des profs, toujours disponibles" Claire : "Au MIT, la formation est très complémentaire à celle dispensée en France" Gurvan : "La formation pratique de Harvard Business School permet aussi de se construire un réseau"