Chine : une expérience qui donne envie de rester

publié le 21 May 2007
3 min

Dernier jour de cours pour Bastien, 24 ans, étudiant en école d’ingénieurs qui passe sa cinquième et dernière année à Shanghai en Chine. Au programme : soutenance de stage devant ses profs et des professionnels français. L’occasion de nous raconter son parcours et son expérience dans l’Empire du milieu. Dépaysement garanti !

Bastien le revendique : son expérience chinoise est un "investissement pour l’avenir", un atout qu’il souhaite valoriser dans sa vie professionnelle… et personnelle. "C’est une expérience qui fait grandir tellement vite. La Chine détruit toutes les certitudes que l’on peut avoir. Dans ce pays, l’étiquette UTC, qui assure une certaine sérénité en France, ne sert à rien. Pour venir dans ce pays, il faut être capable de se remettre en cause. On se pose ici plein de questions qu’on ne se poserait pas en France." Et d’ajouter : "Bien sûr, c’est difficile d’être loin des siens mais aujourd’hui, Internet et Skype (logiciel qui permet de passer des appels téléphoniques par internet) existent. Pas besoin d’être un grand aventurier !"

reste en chine étudierIl signe pour un an… et pourquoi pas plus

Un séjour concluant qui pousse même Bastien à débuter sa carrière dans l’Empire du milieu. Après d’âpres négociations sur son niveau de rémunération (les salaires proposés en Chine étant loin des salaires français), le jeune homme a signé mi-juillet un contrat d’un an pour un poste d’ingénieur projet dans l’usine Snecma de Guiyang où Marie, sa petite amie également embauchée, a effectué son stage.

Et la suite ? "Si je fournis un travail satisfaisant pendant ce contrat d'un an, je pense que mes responsables me soutiendraient au sein du groupe Safran pour trouver un poste en France. Néanmoins, si Snecma devait me proposer quelque chose à la fin de ce contrat, je pense qu'ils me proposeraient une nouvelle mission dans l'usine de Guiyang. Les candidats pour aller se perdre au fin fond de la Chine ne sont pas si nombreux, je pense..." Bastien n’est décidément pas prêt de guérir de son "virus de l’étranger".

Sylvie Lecherbonnier

Articles les plus lus

A la Une étudier à l'étranger

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !