Un semestre centré sur l’apprentissage du Chinois

publié le 21 May 2007
3 min

Dernier jour de cours pour Bastien, 24 ans, étudiant en école d’ingénieurs qui passe sa cinquième et dernière année à Shanghai en Chine. Au programme : soutenance de stage devant ses profs et des professionnels français. L’occasion de nous raconter son parcours et son expérience dans l’Empire du milieu. Dépaysement garanti !

Bastien est étudiant en Chine. Inscrit grâce à un programme commun de 3 universités technologiques françaises et l'université de Shangaï, il nous raconte son quotidien.

Après plusieurs mois de stage à Canton, Bastien revient à Shanghai pour passer sa soutenance. Quelques jours pour fêter la fin des études avec ses camarades de promotion et se remémorer ses 6 mois d’études en Chine. Bastien se souvient de ses premiers jours à Shanghai à la fin de l’été 2008. Chaleur moite, taux d’humidité à son maximum… La première surprise est climatique. Mais ce n’est qu’un début... Dans cette mégalopole foisonnante de près de 20 millions d’habitants, il faut prendre ses marques. Bastien en convient : "La Chine bouscule tous nos repères. On entre dans un autre monde." Autre étonnement pour notre jeune Français : la langue. "L’initiation au Chinois que j’avais suivie à l’UTC me donnait à peine les notions pour me débrouiller pour prendre un taxi. Nous avions peu abordé les questions de prononciation qui sont pourtant fondamentales dans cette langue."

bastien, étudiant en chineCampus à l’américaine

Le jeune Français passe ses 6 premiers mois à Baoshan, l’un des sites de l’université de Shanghai. Un vaste et verdoyant campus à l’américaine à 45 minutes du centre de la ville. Pour se déplacer à l’intérieur du site, Bastien opte pour le vélo. L’UTSEUS (Université de technologie sino-européenne de l’université de Shanghai) occupe le troisième étage d’un des nombreux bâtiments du campus. La première promotion française de l’UTSEUS n’est pas mélangée avec les autres étudiants chinois. Dans leur salle de classe, une carte de France rappelle la maison.

Ne pas compter le travail personnel

Ce semestre d’études s’apparente davantage à un semestre culturel. Sur 20 heures de cours, 12 sont consacrées à l’apprentissage du chinois. Des cours d’économie et de qualité, en français ou en anglais, viennent compléter l’emploi du temps. L’étudiant le concède : "Apprendre le mandarin représente un lourd investissement. Il ne faut pas compter les heures de travail personnel, apprendre par cœur… Au bout de quelques semaines, j’ai un peu relâché mes efforts. Aujourd’hui, je suis à l’aise pour tout ce qui a trait à la vie courante mais je suis encore incapable de travailler en chinois."

Bastien vous livre ses conseils en vidéo, pour venir étudier en Chine :



Sylvie Lecherbonnier

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