Étudier en Chine : le grand départ

Par Cécile Peltier, publié le 09 Juillet 2013
3 min

En troisième année de l’ESCCA, c’est enfin le semestre obligatoire à l’étranger que Juliette passe sur le campus de l’école à Shanghai. L’aventure commence !

"Connaissant la différence culturelle, et sachant que je ne parlais pas bien la langue, je trouvais que pour une première expérience, mieux valait être encadrée...", convient Juliette qui a fait le voyage avec un ami de quatrième année.


À la recherche d'un appartement

Deux mois après son arrivée dans la mégapole chinoise, attablée au café des Stagiaires, un rendez-vous bien connu des expatriés, Juliette nous raconte son quotidien. "Je ne viens pas souvent dans le quartier de la Concession, C'est un peu cher. Malgré son gigantisme, il est facile de se déplacer à Shanghai", affirme la jeune fille en sirotant un jus d'ananas.

Préparation oblige, Juliette et son camarade Clément, sont arrivés le 27 août, une semaine avant le début des cours. Le temps de trouver par l'intermédiaire d'une agence immobilière anglophone (la seule des trois contactées), un appartement au nord de Jing An' Temple. Un quartier étudiant, très central : "Je suis à vingt ou trente minutes en métro ou en vélo de tous les principaux sites", décrit Juliette.

Ainsi, depuis le 3 septembre, elle se rend tous les jours dans les locaux de l'ESSCA, près du Bund, la promenade la plus célèbre de la ville pour sa vue imprenable sur les buildings futuristes du nouveau quartier d'affaires.


Trois heures de mandarin par jour, "un régal"

Sa classe compte 27 étudiants de l'ESSCA, venus comme elle passer un semestre en Chine. La journée de cours type se partage entre trois heures d'enseignements en anglais en rapport avec la Chine (environnement légal, business, relations commerciales entre la Chine et l'Europe, culture chinoise...) et trois heures de mandarin.

Il ne faut pas moins de quatre profs (dont un seulement pour l'apprentissage des caractères) pour leur enseigner l'art de parler et d'écrire cette langue réputée très compliquée. "Certains étudiants, qui sont venus plus pour la Chine que pour le chinois, ont du mal à s'y mettre, mais pour moi, c'est un régal !"


Travail personnel quotidien requis

Même si ses deux ans de chinois lui ont permis de "gagner du temps par rapport à d'autres", pour progresser, une seule solution : travailler. L'oral, en pratiquant au maximum et l'écrit en apprenant par cœur les caractères. "Cela paie ! Au bout de deux mois, je peux déjà commencer à avoir une mini-conversation avec des Chinois pour peu qu'ils me comprennent... "

Et oui, selon le ton avec lequel on le prononce, le sens d'un son peut changer du tout au tout. "Par exemple, le son 'ma' peut signifier à la fois 'maman', 'cheval' et 'est-ce que' ! Vous imaginez la confusion si je me trompe !", mime Juliette en s'essayant à prononcer "est-ce que maman a des chevaux ?"

Articles les plus lus

A la Une étudier à l'étranger

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !
Human road Human road